Un nouveau mode de prélèvement de l'impôt

Avec la mise en place du prélèvement à la source, mon impôt sur le revenu sera directement prélevé chaque mois sur mon salaire par mon employeur, ma caisse de retraite ou encore Pôle Emploi selon ma situation. Le taux de prélèvement est déterminé selon la déclaration de mes revenus 2017 effectuée au printemps 2018.

La mise en place du prélèvement à la source n'alourdit pas la fiscalité sur mes revenus, seul le mode de prélèvement de l'impôt évolue. Jusqu'à présent, pour régler mon impôt sur le revenu, je pouvais opter pour le paiement par tiers ou la mensualisation.

Pourquoi un taux maximum de 33 % ?

Les organismes prêteurs considèrent que si les mensualités d'un prêt dépasse les 33 % des revenus net de mon foyer, cela risque de me mettre en danger financièrement. Mais la règle des 33 % est modulable, par exemple, si mes revenus sont trop faibles, la banque peut décider d'abaisser ce taux à 30 %, voire moins, diminuant dès lors ma capacité d'emprunt. A l'inverse, si mes revenus sont très confortables, elle peut décider de relever ce taux pour l'établir à 35 %, par exemple. La banque réalisera une étude approfondie de ma situation financière pour déterminer précisément ma capacité d'endettement.

Quel impact sur ma capacité d'emprunt ?

En prélevant l'impôt directement sur mon salaire, mon revenu net sera plus faible, par conséquent en appliquant le ratio de 33 %, le montant sera plus faible. En théorie, ma capacité d'endettement se trouvera réduite à partir de janvier 2019.

Pour préserver ma capacité d'emprunt, ma fiche de paye affichera une particularité l'année prochaine :

  • revenu net à payer après prélèvement de l'impôt
  • revenu net à payer avant impôt

Les organismes prêteurs et les banques ont annoncé que lors de l'analyse d'une demande de prêt, ils ne prendraient en compte que le revenu net à payer avant l'impôt, cela aura pour effet de ne pas impacter mes capacités d'emprunt.

Les Français profitent des taux bas pour emprunter

L'attrait des Français pour l'investissement dans l'immobilier ne faiblit pas, en 2017, les banques ont octroyé aux ménages 272 milliards d'euros de crédit à l'habitat (crédit immobilier et rachat de crédit immobilier). Un montant supérieur à la moyenne des dix dernières années qui s'élevait à 152 milliards d'euros.

A ce rythme, le montant des crédits à l'habitat en cours de remboursement pourrait dépasser la barre des mille milliards à l'automne 2018. d'euros Les emprunteurs profitent de taux historiquement bas, évalué à 1,54 % sur vingt ans l'été dernier, contre presque 3 % il y a encore quatre ans.