Pendant, longtemps, régler ses impôts par chèque était la solution privilégiée des ménages. A l'heure du numérique, il devient plus simple de régler son impôt en ligne et Bercy souhaite généraliser ce mode de règlement. En effet, le paiement en ligne est plus rapide et génère moins de démarches administratives et donc de traitement.

Suivant cette logique, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) a rappelé que le paiement dématérialisé devenait obligatoire pour tout montant supérieur à 1 000 euros depuis janvier 2018.

Avec l'instauration du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu et la disparition progressive de la taxe d'habitation, cette décision ne concernera plus que le paiement de la taxe foncière.

Hors règlement par chèque, les contribuables auront alors encore deux solutions, soit opter pour un paiement par carte bancaire, ou par virement, le tout directement depuis une plateforme en ligne.

Vers le tout dématérialisé

Cette décision s'inscrit dans la volonté du gouvernement d'arriver à un fort taux de dématérialisation pour les tâches administratives. Ainsi, dès 2019, le seuil de paiement par chèque sera abaissé à 300 euros maximum. Les paiements en espèces aux guichets des centres des impôts étant déjà limités à 150 euros.

Avec un taux de télédéclaration de 62 % en 2018, le pays vise le 100 % de déclarations en ligne d'ici 2020. Un objectif un peu optimiste pour les experts de la DGFIP qui repoussent à 2022 la dématérialisation complète de tous les paiements fiscaux.