Selon le rapport semestriel du Syndicat national de l'édition phonographique, les plateformes de streaming musical apportent en 2018, plus de revenus que les ventes de CD ou de vinyles. Au premier semestre 2017, les ventes physiques représentaient 44,3% des revenus et le streaming payant 38,9%. Au premier semestre 2018, la tendance s'est complètement inversée : 37,3% pour les ventes et 44,9% pour le streaming, le téléchargement ne représentant que 7% des revenus.

La multiplication des plateformes et des offres d'abonnements, loin de perdre le consommateur, semble pousser le marché de la musique, même si les résultats financiers ne sont plus ce qu'ils étaient.

Un marché en berne et en complète mutation

Si les habitudes de consommation changent, une constante reste : la baisse des revenus de l'industrie musicale. Le marché au sommet dans les années 2000, a ensuite connu une rapide chute, notamment liée au développement d'Internet et des baladeurs numériques.

En 2002, les revenus du marché de la musique en France s'élevaient à 1,432 milliard d'euros, uniquement avec les ventes physiques. Dix ans plus tard, les revenus n'étaient plus que de 560 millions d'euros (dont 158 dus au numérique). A la fin du premier semestre 2018, les revenus cumulés représentaient 246 millions d'euros, dont 154 millions grâce aux revenus du numérique, cela correspond à une hausse de 3,3% par rapport à la même période en 2017.