Un fonds de 350 millions d'euros

Le vélo est devenu le moyen de transport privilégié dans certains pays d'Europe, notamment aux Pays-Bas, mais il peine toujours à se développer dans les villes françaises. D'après une étude de 2017 de l'Insee, 58 % des personnes travaillant à moins d'un kilomètre de leur domicile font le trajet en voiture, et seulement 2 % des trajets travail-domicile se font en vélo.

Pour accélérer l'implantation du vélo dans le paysage urbain, le gouvernement a décidé de débloquer 350 millions d'euros.

Un plan sur sept ans

Ces fonds seront utilisés pour assurer la construction de pistes cyclables et d'autres infrastructures permettant le développement de la circulation à vélo. Les sommes débloquées serviront également à la subvention d'une indemnité vélo. De la même manière que la prise en charge pour moitié des frais de transports en commun par les entreprises, l'État permettra de rembourser l'achat d'un vélo pour une somme atteignant 400 euros au maximum.

Si cela restera facultatif pour les entreprises privées, les fonctionnaires pourront eux compter sur une enveloppe de 200 euros dès 2020.

Des aménagements pour les cyclistes

Le gouvernement a également annoncé la généralisation des sas à vélo, ces espaces situés au niveau des feux tricolores entre les passages piétons et les voitures. Le double sens cyclable obligatoire sur les rues limitées à 30 km/h en ville, sera mis en place sur toutes les rues à 50 km/h. Aussi, pour prévenir le vol, chaque vélo, neuf ou d'occasion sera immatriculé comme les voitures. Dans toutes les gares où c'est envisageable, la SNCF devra construire des garages à vélo pour les usagers. Et chaque élève de sixième devra savoir rouler à vélo, pour permettre la propagation d'une "culture vélo".