Après plusieurs mois de discussions, le gouvernement a trouvé un accord avec les opérateurs mobiles (Orange, Bouygues, SFR et Free) afin de renforcer la couverture mobile 4G et d'éliminer les "zones blanches", d'ici 2020. Pour mettre en oeuvre ces opérations, 3 milliards d'euros seront ainsi déployés. Selon le secrétaire d'État, Julien Denormandie, interviewé par le 'Journal du Dimanche' le 14 janvier 2018, "il n'y aura plus de zones blanches , identifiées par les élus locaux, où des Français vivent sans avoir accès à une téléphonie de qualité".

En contrepartie, le gouvernement prolongera les licences d'exploitation des fréquences mobiles et promet de ne pas organiser d'enchères pour leur renouvellement, comme prévu initialement.

5 000 nouvelles antennes

La somme d'argent investie servira à l'installation de 5 000 antennes supplémentaires, pour chacun des opérateurs. Ces nouveaux sites iront désormais au-delà des zones dites blanches. Cela devrait alors permettre à 10 000 communes de passer sous la couverture 4G, alors qu'elles sont actuellement couvertes en 2G/3G. L'accord passé entre le gouvernement et les opérateurs télécoms prévoit également que ces derniers s'engagent à "couvrir les principaux axes de transport, et notamment les 30 000 km de lignes ferroviaires, lignes de TER et RER comprises".

Le gouvernement prévoit la disparition de ces "zones blanches" d'ici 2020, mais l'Arcep (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes), qui doit veiller au bon respect des engagements pris par les opérateurs, a tenu à préciser qu'il va falloir se montrer un peu plus patient. Selon elle, les opérateurs devront investir entre 3 et 4 milliards d'euros supplémentaires et déployer 5 000 nouvelles zones de couverture d'ici 2022 pour tous les réseaux (2g, 3G et surtout 4G).