Créé en 2008, le statut d'auto-entrepreneur a déjà séduit plus d'un million de français. Cette forme d'entrepreneuriat me permet de lancer mon activité avec des contraintes beaucoup plus souples que dans le cadre d'une création d'entreprise traditionnelle. En tant qu'auto-entrepreneur, je suis notamment soumis à des obligations comptables moins lourdes que dans le cadre d'une société anonyme (SA) ou d'une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL).

Comment les charges sont-elles calculées ?

Cette simplicité administrative concerne notamment les cotisations sociales dont je dois m'acquitter. Lorsque je suis auto-entrepreneur, celles-ci sont calculées en fonction de mon chiffre d'affaires et de mon secteur d'activité. Les activités libérales sont taxées à hauteur de 22,7 %, tout comme les prestations de services de nature artisanale. L'activité de vente et location de meublés est, elle, taxée à 13,1 %. Ce montant est calculé chaque mois ou chaque trimestre sur le chiffre d'affaires total que j'ai dégagé pendant la période. En clair, plus mon activité est importante, plus les charges sont élevées.

A quoi servent-elles ?

Les frais dont je m'acquitte regroupent en un seul paiement plusieurs charges différentes :

Depuis 2011, je cotise aussi pour la CFP (Contribution à la Formation Professionnelle).

Ces charges sociales m'ouvrent donc des droits à l'assurance maladie et à la retraite.

Quelles modalités ?

Lorsque je crée mon activité, je choisis si je règle mes charges de façon mensuelle ou trimestrielle. Je dois ensuite déclarer en ligne le montant de mon chiffre d'affaires chaque mois ou chaque trimestre. Le montant des cotisations est calculé automatiquement, et prélevé sur mon compte bancaire.

La déclaration est obligatoire, même si mon chiffre d'affaires est nul. En cas d'oubli, je dois verser une pénalité de 49 euros correspondant à 1,5 % du plafond mensuel de la sécurité social. Si mon chiffre d'affaires est nul pendant 24 mois consécutifs, je perds automatiquement le bénéfice du régime.