Un CFD, quésaco ?

Le contrat de différence, régulièrement appelé CFD, est un produit dérivé de bourse dit "non-régulé", c'est-à-dire qu'il n'est pas coté en bourse ni contrôlé par une entreprise de marchés. Il s'agit d'un contrat passé entre un investisseur boursier et son courtier, qui stipule que le vendeur paiera à l'acheteur la différence entre le prix initial du sous-jacent et son cours à un moment ultérieur.

Exemple : j'achète à mon courtier un CFD adossé à une action A valant 10 euros au moment de la transaction. Quelques jours plus tard, je revends le contrat alors que son sous-jacent vaut 13 euros. Mon intermédiaire me verse alors 13-10 = 3 euros.

Lorsqu'il s'agit d'une action ou d'une matière première, le prix unitaire d'un contrat de différence est le plus souvent le même que celui de son sous-jacent. Cela lui permet de suivre au plus près les variations de la valeur à laquelle il est adossé.

Les deux types de CFD

Les contrats de différence sont répartis en deux catégories principales : les CFD non listés et les CFD listés.

Le premier produit est le plus courant. Il s'agit d'un produit dit OTC (pour "over the counter"), c'est-à-dire que ses caractéristiques dépendent uniquement de la négociation entre l'investisseur et son courtier. Il est donc flexible et, en choisissant un bon intermédiaire, les termes du contrat peuvent être très intéressants (frais de courtage réduits, garantie de l'investissement initial...).

Le CFD listé, lui, est pour le moment principalement proposé par les courtiers britanniques. Il s'agit d'un contrat OTC possédant une garantie partielle de l'investissement initial. En clair, un ordre "stop" permettant de clôturer la position lorsqu'elle devient trop désavantageuse est intégré au produit. Cette marge est le plus souvent modifiable après l'achat de l'actif pour que l'investisseur puisse adapter sa stratégie.

Les avantages des CFD

Le principal avantage de la négociation de CFD est l'utilisation d'un important effet de levier, dont le niveau est théoriquement illimité. En pratique, les courtiers proposent rarement un coefficient supérieur à 100. Par ailleurs, comme sur le SRD, la vente à découvert de contrats de différence (vendre le produit sans le posséder) est autorisée.

Les CFD sont également négociables 24 heures sur 24. Cette particularité tient au fait qu'il ne s'agit pas de produits cotés en bourse. Ils ne possèdent pas non plus de date d'échéance. Un investisseur peut les conserver autant de temps qu'il le souhaite dans son portefeuille boursier.

Enfin, ces produits possèdent un avantage non négligeable en cas de crise : alors que les autorités financières interdisent la vente à découvert en période de krach, le mécanisme est toujours disponible pour les contrats de différence. Il est alors possible de spéculer sur la baisse des marchés et d'engranger de gros gains.