Délaisser les bureaux de la City pour s'installer dans ceux de La Défense... C'est ce que pourraient demander les banques françaises à ses collaborateurs londoniens, d'ici deux ans. A l'occasion de la rencontre du 21 juillet 2017 avec Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, les patrons des principales banques françaises ont en effet annoncé qu'ils pourraient rapatrier près de 1 000 emplois situés actuellement au Royaume-Uni. Un transfert qui pourrait donner un réel poids à Paris. Depuis le Brexit, les différentes capitales européennes se font concurrence pour attirer les exilés de Londres.

3 000 nouveaux emplois créés indirectement

Cette mesure pourrait avoir des effets tout à fait positifs. Selon la FBF, "l'effet d'entraînement est d'aux moins trois emplois indirects pour un emploi direct", soit 3 000 nouveaux emplois créés indirectement. A l'heure actuelle, Société Générale a indiqué vouloir transférer entre 300 et 400 postes de Londres à Paris ; Crédit agricole et BPCE (Natixis, Caisse d'Épargne et Banque Populaire), nettement moins et BNP Paribas ne s'est pas encore prononcé. Seule HSBC prévoit de faire de la Capitale sa base européenne suite au Brexit.

La Fédération a tenu à préciser qu'au sein des grands groupes bancaires français, les activités de banque de financement et d'investissement (BFI) sont déjà implantées de manière massive dans la métropole française. Au total, ils sont près de 41 000 salariés et les filiales de gestion d'actifs en comptent 16 000.

Une préférence pour Francfort ?

Ces derniers temps, de multiples banques internationales, telles que Morgan Stanley, Citigroup, Goldman Sachs ou encore Nomura, ont affiché leur préférence pour Francfort pour implanter leur pôle européen. La ville allemande est d'ailleurs en pole position dans la course à la relocalisation des banques. Il faut dire qu'elle dispose d'un argument de poids puisqu'il s'agit du siège de la Banque centrale européenne (BCE).