Il s'avère que le Téléthon rapporte des millions d'euros à l'AFM, (Association Française contre les myopathies) mais l'organisation de cet événement a un coût. Et les fonds récoltés ne sont pas toujours utilisés à bon escient !

Un investissement conséquent

Lorsque l'AFM organise sa collecte, elle doit s'assurer une exposition optimale. Elle passe, pour cela, par le groupe "France Télévisions" qui charge un beau paquet d'argent pour offrir le privilège du prime time (dans tout le pays). On compterait environ 1,5 millions d'euros facturés à l'association, alors que le groupe se prétend partenaire du Téléthon ! En 2016, l'AFM aurait reçu 130,7 millions d'euros de financement. Au total, on compterait seulement 108,5 millions d'euros à destination des missions sociales de l'association, (dont 2,2 millions dédiés à la communication) 13,3 millions de frais de collecte, et 8,9 millions de frais de gestion. Les artistes qui participent à l'événement sont supposément bénévoles, mais après la controverse liée au "coup de gueule" de Francis De Longwy, (en 2009) on en vient à se demander si les fonds récoltés sont utilisés de la façon dont l'AFM le prétend.

Des alternatives existent

Le montant des récoltes n'a cessé de stagner (ou chuter) depuis les 10 dernières années. C'est en partie dû à une image ternie par les différents détournements dont le grand public soupçonne l'association d'être coupable. C'est alarmant, quand on considère qu'une collecte prélevée à la source, sur les impôts des français, (autrement dit : sans dépenser plusieurs millions d'euros sur un événement) coûterait vingt fois moins cher à l'organisme et éliminerait, entre autres, les frais de diffusion exorbitants... Jacques Testard, directeur de recherche à l'INSERM, a également pointé du doigt l'inefficacité des investissements de l'association. D'après lui, les fonds sont principalement destinés à la diffusion de publications scientifiques, et au rachat de différents brevets. Il est essentiel, pour l'AFM, de redistribuer ses investissements vers des établissements de recherche reconnus. En s'associant avec les bons laboratoires, l'organisme pourrait inverser la polarité et redorer son blason !