Quand faut-il en parler ?

Hormis pour des postes de CDD ou des missions saisonnières, les processus d'embauches se font généralement en plusieurs entretiens. Et, lors du tout premier entretien, le fait d'aborder frontalement le sujet du salaire de la part du candidat peut être mal compris par le recruteur.

En effet, les recruteurs attendent des postulants qu'ils témoignent, avant tout, de l'intérêt pour le contenu de ce travail et pour l'entreprise qui le propose. Demander directement quel sera le montant du salaire, dès le premier entretien, peut donner l'impression que l'on s'intéresse avant tout à cette mission pour sa rémunération...

Il est donc recommandé, lors de la première étape du processus de recrutement, de ne parler de ce sujet que si le recruteur l'évoque lui-même, ou bien de l'aborder de manière habile et indirecte.

Comment aborder finement ce sujet ?

Si la question du salaire en entretien est un sujet sensible, elle ne doit pas pour autant être considérée comme taboue !

Pour aborder ce sujet, mieux vaut tendre des perches au recruteur, par exemple :

  • En demandant quelles sont les perspectives - globales - qu'ouvre cet emploi,
  • En posant des questions sur la politique de rémunération générale de l'entreprise (les primes, l'intéressement...),
  • En présentant la trop faible rémunération de son ancien emploi comme une des raisons de sa recherche d'un nouveau travail...

Il est également possible d'attendre que le recruteur lui-même amène ce sujet sur la table. S'il ne le fait pas, il reste à saisir l'opportunité offerte, à la fin du dernier entretien, par la classique question : "Avez-vous des questions... ?". C'est le moment où jamais ! Bien sûr, il est conseillé d'éviter les réponses formulées de manière trop abrupte, comme "Quel serait mon salaire ?" ou "Combien serais-je payé ?".

Surtout : ne pas mentir sur sa précédente rémunération !

L'une des erreurs pouvant coûter cher au candidat est de mentir sur son ancien salaire.
La tentation peut être grande, lorsque l'on est interrogé par un recruteur sur la rémunération de son dernier emploi, de gonfler celle-ci afin de justifier d'importantes prétentions salariales.

Or, il n'est guère difficile pour un recruteur de se renseigner sur les dernières rémunérations des prétendants au poste... Et mentir à un recruteur compromet non seulement sa chance d'être embauché, mais aussi, potentiellement, sa réputation auprès d'autres recruteurs de ce secteur que celui-là pourrait connaître. Une "technique" à éviter, donc !

Savoir formuler une rémunération

Autre écueil possible, lorsque sujet de la rémunération est traité lors d'un entretien d'embauche : ne pas savoir comment formuler un salaire.

Les rémunérations dans le monde de l'entreprise sont en effet exprimées d'une certaine manière :

  • Il convient de parler de salaire annuel, et non mensuel. Il faut donc évoquer une somme telle que 30 000 euros ou 30 "K" (par exemple), et non 2 500 euros - une telle somme, comprise comme un salaire annuel, ne serait pas même légale en France...
  • Par ailleurs, la somme exprimée doit l'être en brut (le salaire avant la déduction des charges sociales), et non en net.