Depuis quelques années maintenant, une tendance se détache dans les habitudes des Français, qui investissent dans l'immobilier : celle d'avoir recours à un courtier en immobilier. Selon le site Cbanque.com, environ un tiers des emprunteurs passerait par ce professionnel pour contracter leur crédit immobilier. Cette pratique devrait d'ailleurs devenir de plus en plus courante à l'avenir. D'après les prévisions du président de l'APIC, ces spécialistes auraient vu passer leurs parts de marché à 50 % en 2017.

Et pour cause, cette pratique présente plusieurs avantages. Opter pour un courtier en immobilier, qui connaît bien ses partenaires bancaires et sait vers qui se tourner en priorité, permettra de se décharger d'une charge de travail importante. Il m'aidera en me faisant gagner du temps et en me négociant un bon taux. Généralement, il ne coûte pas grand chose. En effet, le mode de rémunération d'un courtier immobilier est particulier, car il touche une commission versée par la banque auprès de laquelle je souscrirai un prêt (généralement 1 % du montant total emprunté).

Vérifier qu'il s'agit d'un courtier agréé

Pour s'assurer du sérieux et du professionnalisme du courtier en immobilier, le premier réflexe à avoir sera de vérifier si ce dernier est bien inscrit au registre des intermédiaires en assurance, banque et finance, ou ce que l'on nomme ORIAS (Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurance). L'inscription à ce registre est un véritable gage qui prouve que le courtier a rempli plusieurs conditions essentielles pour être un intermédiaire en opération de banque et service de prêt. Il sera alors généralement doté des qualités suivantes :

  • une capacité professionnelle,
  • une responsabilité professionnelle,
  • une honorabilité,
  • une garantie financière.

L'immatriculation à l'Orias est obligatoire pour les courtiers. Exercer son activité sans l'agrément est un délit pénal. Il est équivalent à celui de l'exercice illégal de la profession de médecin. La sanction peut aller jusqu'à deux ans d'emprisonnement et une amende de 6 000 €, d'après le Code monétaire et financier.

Faire jouer la concurrence

Pour trouver le professionnel qu'il me faut, il ne faudra pas hésiter à comparer les différents courtiers et à privilégier celui qui a un bon réseau. Avant de signer quoique ce soit, je devrais, en effet, m'assurer que le courtier en immobilier vers lequel je me suis tourné travaille avec un nombre suffisant de banques. Il faut savoir que certains courtiers ne travaillent qu'avec une ou plusieurs banques partenaires, alors que d'autres mettent toutes les banques sur le marché en concurrence. D'ailleurs, il se peut que certains ne travaillent pas avec des établissements en particulier.

La taille et la qualité du réseau de partenaires du courtier en immobilier que je choisirai sont des éléments importants à prendre en compte. Généralement, plus il aura de banques et établissements financiers partenaires, plus grande sera sa marge de manoeuvre pour négocier avec eux. Par exemple, il pourra obtenir l'exonération de frais de dossier ou demander à accélérer le traitement des demandes. A noter qu'il n'est pas difficile d'accéder à la liste complète de ses partenaires, en la lui demandant directement. Je devrai prendre en compte ces informations et le courtier, de son côté, devra se montrer totalement transparent.

Choisir la meilleure tarification

Bien évidemment, la tarification des services selon la qualité de service reste un critère important dans mon choix. Les prix des différents courtiers en immobilier ne sont pas véritablement uniformes. Il y a déjà ceux qui proposent leurs services gratuitement en agences ou en ligne (comme par exemple Immoprêt, Meilleurtaux ou encore Empruntis). Ces derniers sont, en effet, rémunérés par les banques. Pour les autres courtiers, je devrai régler des honoraires. Généralement, ils seront aux environs de 1 % du montant que j'ai emprunté. Par exemple, pour un prêt de 200 000 €, il faudra compter entre 950 € et 1 500 €.

Il ne faudra pas hésiter à négocier le coût, et donc les honoraires de mon courtier. D'ailleurs, il faut savoir que plus le cabinet est gros et a une production de crédits importante, plus il sera apte à négocier la tarification de ses services. Je devrai également penser à demander le détail des honoraires dans l'offre ou le mandat que me présentera le professionnel. Cela peut parfois éviter quelques mauvaises surprises.