Ou comment une décision prise par une grande banque centrale a une influence sur mon prêt immobilier ! La tentation est grande de renégocier les conditions de mon crédit. Mais quelques précautions doivent être prises... Explications.

Renégociation de prêt immobilier : qu'est ce qui peut changer ?

Objectif n°1 d'une renégociation de crédit : faire baisser mon taux d'intérêt.
Lorsque mon prêt est accepté, je m'engage à rembourser la somme prêtée et les intérêts qui s'ajoutent au fil des années. Ensuite, j'ai deux solutions pour influencer mon remboursement dans une période de taux bas :

  • Je peux régler la somme totale à rembourser en un temps plus court. Cette facilité est accordée lorsque le taux est bas car cela permet de payer moins d'intérêts. Résultat : la somme finale est moins importante et j'ai besoin de moins de temps pour la rendre à mon banquier.
  • Je peux garder la même durée mais verser moins d'argent chaque mois. Des intérêts réduits par des taux bas réduisent la somme finale à rembourser à l'échéance de mon prêt.

Pourquoi renégocier mon prêt immobilier n'est pas forcément la meilleure solution ?

Beaucoup d'efforts pour un résultat décevant ? La renégociation d'un prêt immobilier peut vite tourner au casse-tête... et, soyons francs, ne pas aboutir. Avant de me lancer dans une discussion, je dois d'abord calculer le gain potentiel d'une baisse de mes mensualités ou de la durée de mon remboursement. Si la différence entre le taux de départ et celui d'arrivée est inférieure à un point, pas sûr que la négociation soit très utile.

Autre condition : s'il ne reste que quelques mois pour boucler mon remboursement, mieux vaut y réfléchir à deux fois ! Car la renégociation permettra de faire baisser les intérêts. En général, ils sont plutôt remboursés au début de la durée du prêt. Les dernières mensualités concernent donc plutôt le capital de base... Qu'il faudra bien rendre de toute façon !

Que dire pour renégocier un prêt immobilier ?

Me lancer dans une renégociation d'accord, mais je dois partir chez mon banquier avec beaucoup d'assurance. Accepter des nouvelles conditions n'est jamais à l'avantage de la banque ! Seule consolation : ma banque est à peu près sûre de ne pas me voir partir à la concurrence si elle accepte de changer les modalités de mon prêt. En cas de refus, rien ne m'empêche d'aller voir ailleurs. Rien, sauf... les frais de rachat de crédit et d'ouverture d'un compte chez le concurrent. Certaines banques font du donnant-donnant : elles sont prêtes à m'accueillir avec de meilleures conditions de prêt si j'ouvre un compte courant.