Je diversifie mon portefeuille

Investir dans l'art, c'est le placement-plaisir par excellence : c'est une façon de mêler passion et patrimoine. C'est aussi un excellent moyen de diversifier son portefeuille. En effet, les oeuvres d'art sont décorrélées des marchés financiers, ce qui signifient qu'elles ne perdent pas leur valeur même en cas de krach boursier.

Si je veux réaliser des plus-values, l'idéal est de trouver des artistes encore peu connus, mais prometteurs... Encore faut-il les trouver. La meilleure stratégie est de passer du temps dans les galeries, les expositions ou encore les foires internationales, et surtout, de me renseigner sur les artistes qui m'intéressent : ont-ils déjà produit beaucoup d'oeuvres ? Sont-ils aidés par un agent ou un galeriste qui organisent des expositions qui contribueront à le faire connaître ?

Je me fais plaisir avant tout

Le rendement ne doit pas être la seule motivation, puisqu'il est avant tout question de placer mon argent dans quelque chose qui m'intéresse. Et pour cause : la rentabilité est très aléatoire. Lorsque j'achète un tableau ou une sculpture, rien ne me garantit que je pourrai le revendre plus cher. Il peut même perdre beaucoup de valeur si la cote de l'artiste s'effondre. La première règle d'or est donc d'investir dans ce qui me plait.

Quel que soit mon objectif, avant d'acheter une oeuvre, je respecte certaines règles. Je m'assure de son authenticité, de son état, et de la justesse de son prix par rapport au marché. Je peux m'en charger moi-même si je possède des connaissances, mais rien ne m'empêche de me faire aider par un expert.

Et pourquoi pas un fonds de placement ?

Si je souhaite investir dans l'art sans les inconvénients, je peux aussi diversifier mon portefeuille en plaçant mes économies dans un fonds commun de placement. Le principe de ces fonds : des experts sont chargés de créer des collections et de les revendre pièce par pièce au meilleur prix.

Le point sur la fiscalité

Il existe deux régimes d'imposition de la revente d'oeuvres d'art.

  • Première option : une simple taxation de 5% sur le prix de vente total.

  • Deuxième option : une taxation sur la plus-value, si je dispose d'une facture d'achat. A noter que je peux abattre 10% par année de détention au delà de la deuxième année, soit une exonération totale de fiscalité après 12 ans de détention.