Les entreprises françaises, juste derrière Google

Google est l'entreprise la plus plébiscitée auprès des jeunes diplômés selon une étude Epoka datée de mars 2018. Avec cette première place, elle assoit encore un peu plus sa réputation de leader dans l'esprit des étudiants français, pour qui travailler dans la firme de la Silicon Valley relève du rêve.

Les entreprises françaises occupent elles aussi une place importante dans ce classement, et confirment leur gain d'attractivité. Au total, elles sont 7 à figurer dans le top 10 de l'étude Epoka. Parmi elles, Airbus, Thalès, L'Oréal, Décathlon, Ubisoft, Safran ou encore LVMH. L'industrie hexagonale est donc attractive dans plusieurs domaines, des jeux vidéos, à l'aéronautique, en passant par l'industrie textile. Le top 10 est complété par les géants américains Microsoft et Nestlé.

Cette hégémonie de Google dans le coeur des jeunes s'explique en partie par son rayonnement et sa capacité d'innovation constante. Le site blog-emploi indique que les jeunes diplômés privilégient les sociétés que l'on peut qualifier de " vivantes ". Les meilleurs profils sont attirés par les entreprises ambitieuses, qui présentent des possibilités d'évolution en interne. C'est la raison pour laquelle les start-up et les grandes entreprises innovantes de la tech ont la côte auprès des jeunes. La génération des " Millennials " est née avec le digital et le mouvement imposé par les nouvelles technologies. Ils sont donc attirés par des entreprises qui correspondent à leur profil. Blog-emploi indique que le modèle a changé aujourd'hui et que la sécurité de l'emploi, assurée notamment par la fonction publique, n'est plus un critère fondamental pour les jeunes diplômés.

Travailler oui, mais en prenant du plaisir

Le travail ne constitue plus uniquement un moyen de gagner de l'argent. Blog-emploi précise que les jeunes sont en quête d'un certain plaisir, d'une satisfaction personnelle à l'accomplissement de leurs tâches quotidiennes. En bref, ils veulent s'épanouir au travail. Cela passe par un cadre favorable, des horaires flexibles et un emploi enrichissant sur le plan personnel mais aussi financier. Le turn-over constant des emplois sur le marché aujourd'hui est davantage perçu par les jeunes actifs comme un renouvellement constant des opportunités.

Autre point important aux yeux des jeunes selon Randstad.be, la conciliation entre la vie professionnelle et la vie privée. Il est primordial pour les jeunes diplômés de disposer de temps pour réaliser d'autres activités. Bon nombre de jeunes ne sont pas prêts à délaisser leur vie sociale au profit du travail. Cela ne veut pas pour autant dire qu'ils sont moins motivés. L'implication reste la même, à la seule différence que la conciliation vie professionnelle/vie privée est prépondérante.

Afin de pouvoir recruter les meilleurs profils étudiants, le Figaro indique que les sociétés doivent se créer une véritable image de " marque employeur " qui implique de rester proche des écoles, et d'établir avec elles d'éventuels partenariats. Poster des offres d'emploi sur les réseaux sociaux ne suffit pas. Il est nécessaire de rester actif sur le marché et de laisser transparaître une image dynamique et positive de l'entreprise. Certaines organisent même des concours, des conférences, ou autres événements destinés à promouvoir leur image et dénicher les meilleurs talents. Elles sont aussi omniprésentes sur les réseaux sociaux, par le biais de contenus interactifs et sponsorisés.

Les TPE et PME ont du mal...

Sans un rayonnement considérable, il est difficile d'attirer l'oeil des meilleurs diplômés. C'est d'ailleurs pour cette raison que les TPE et PME ne sont pas les cibles favorites des jeunes diplômés. Selon une étude de l'Apec datée de 2016, elles inspirent de la sympathie, mais ne suscitent pas chez eux l'envie de les rejoindre. Elles sont souvent associées à des entreprises stagnantes, où les possibilités de progression sont peu fréquentes.

Randstad.be ajoute que les jeunes n'explorent bien souvent pas toutes les possibilités d'emploi qui s'offrent à eux, ce qui accentue d'autant plus les difficultés des petites entreprises à recruter. Souvent, elles proposent aussi des conditions salariales moins intéressantes que les groupes internationaux et moins d'avantages.

Bien qu'elles parviennent de temps en temps à attirer les jeunes en quête d'une première expérience, elles ont bien souvent du mal à les garder. Ces derniers ont tendance à saisir les opportunités comme elles viennent, sans forcément s'inscrire dans la durée. Randstad.be souligne qu'il est nécessaire de passionner les jeunes salariés, et de leur montrer qu'ils ont un rôle à jouer dans le bon fonctionnement de la société.