Avoir du mal à terminer ses fins de mois, être sous pression financière alors que le moment est des plus mal choisis, cela arrive à tout le monde, au moins une fois dans sa vie. Si je me retrouve dans une situation délicate et que j'ai du mal à m'extraire d'une grande difficulté pécuniaire, je peux solliciter mon banquier pour lui demander une autorisation de découvert. Plusieurs solutions s'offrent à moi.

Je demande une "facilité de caisse"

Quand je rencontre un problème ponctuel, je peux demander à ma banque ce que l'on appelle une "facilité de caisse", c'est-à-dire avoir un compte débiteur sur une courte période. Je peux en faire la demande par téléphone ou lors d'un rendez-vous physique, tout en me faisant bien préciser les conditions de cette facilité. Je n'oublie surtout pas de convenir du montant du débit, de sa durée et du taux d'intérêt de ce "prêt" éphémère. De manière classique, une facilité de caisse dure une quinzaine de jour: à la fin de ce délai, mon compte doit redevenir créditeur sous peine de pénalité.

Je demande une autorisation de découvert

Si je me trouve dans une situation financière douloureuse qui risque de durer, j'ai tout intérêt à négocier une autorisation de découvert auprès de mon banquier. Par exemple, si mes nombreuses facilités de caisse ne me suffisent pas à sortir la tête de l'eau, c'est sans doute que je suis un bon candidat pour le découvert traditionnel.

Je prends donc rendez-vous avec mon conseiller (ou je lui envoie un courrier, même si cela reste moins efficace), pour convenir du montant idéal du découvert qu'il me faut, et négocier ma demande avec de bons arguments.

Si je suis un "bon client" de la banque en question, que je dispose d'un PEL, d'un Livret ou même d'une assurance vie, l'autorisation de découvert sera sans aucun doute plus simple à obtenir. Je n'oublie pas de préciser les éventuelles entrées d'argent que j'attends, afin de démontrer à mon banquier que je suis de bonne foi, ou si je suis propriétaire de mon logement.

Quoi qu'il arrive, je négocie les agios, c'est-à-dire les intérêts débiteurs qui me sont appliqués en cas de découvert.