Par le biais de cette désignation, l'ONU (institution mère de l'UNESCO) tente de préserver dans le temps les sites historiques de grande valeur, afin d'en faire profiter les futures générations.

L'UNESCO, en quelques mots

La deuxième guerre mondiale a engendré une destruction sans précédent des oeuvres et sites historiques. C'est le 16 novembre 1945 que l'ONU a donc choisi de créer, à Paris, une institution de protection de la culture, de la science, et de l'éducation. Le patrimoine mondial de l'UNESCO vise notamment à maintenir la paix et la sécurité, en réunissant les nations du monde entier autour d'un sujet commun. En 2016, le classement contenait 1 052 sites triés selon trois catégories : les sites naturels, (ex : la grande barrière de corail) les sites culturels (ex : la Cité de Carcassonne) et les mixtes (ex : le Mont Athos). On retrouve l'Italie actuellement en tête de liste, avec 51 sites classés, et la France non loin derrière avec 42 sites. Environ 800 des lieux présents sur ce classement sont culturels, 200 sont naturels, et une trentaine d'entre eux sont qualifiés de sites "mixtes".

Des critères à remplir

La légitimité d'un pays à participer au classement se détermine selon des critères (au nombre de 10) bien précis. Un site culturel doit représenter l'accomplissement du génie humain. Il doit témoigner d'un échange d'influences culturelles, et offrir un point de vue unique sur une civilisation existante ou disparue. Ce doit être un exemple architectural ou technologique exceptionnel, qui témoigne d'une interaction entre l'homme et son environnement. Enfin, il faut qu'il soit associé à une tradition, une croyance, ou une oeuvre à signification universelle. Un site naturel, lui, doit incarner un phénomène d'importance esthétique exceptionnelle. Il doit être représentatif de l'histoire de la planète, et des processus écologiques ou biologiques de son évolution. Puis, il doit contenir un habitat naturel qui justifie d'être conservé pour la préservation d'une espèce en voie d'extinction, par exemple. Depuis 2004, il n'y a cependant plus de distinction entre les critères naturels et culturels, pour la sélection.

Les étapes de l'inscription

Pour tout pays qui répond à ces caractéristiques, il est donc possible de déposer une demande d'inscription au classement du patrimoine mondial. Le procédé se divise en cinq grandes étapes. Tout d'abord, le gouvernement concerné établit une liste indicative de sites susceptibles d'être proposés au classement. Le dossier d'inscription est alors composé, avec l'aide de l'UNESCO, et soumis à vérification avant l'envoi. La consultation du site est prise en charge par trois institutions indépendantes (ICOMOS, UICN, et ICCROM). Une fois évaluée, la demande est transmise au comité du patrimoine mondial, qui se réunit une fois par an pour décider des attributions.