Portée par Cécile Duflot, puis appliquée par Sylvia Pinel, Emmanuelle Cosse et maintenant Jacques Mézard, la loi Alur contient un article qui définit un encadrement des loyers pour les biens immobiliers mis en location dans Paris intra-muros. Un arrêté, signé en juin dernier et applicable pour chaque bail signé après le 1er août, fixe les nouveaux plafonds pour 2017.

Pour rappel, les propriétaires qui mettent un bien immobilier en location à Paris doivent respecter un loyer maximum, appelé "loyer de référence majoré". Que vous soyez propriétaire ou locataire, vous pouvez vous renseigner auprès de votre mairie d'arrondissement pour connaître ce montant. Vous pouvez également consulter cette carte interactive, mise en ligne par la préfecture de Paris.

Mauvaise nouvelle pour les locataires, ils sont en légère hausse avec une augmentation moyenne de l'ordre de 1 à 2 % ce qui représente environ 1 € de plus par mois et par mètre carré. Ces chiffres sont toutefois à relativiser puisqu'il existe des disparités dans les 80 quartiers que compte la capitale. Par exemple :

  • pour un studio vide dans le 7e arrondissement, construit avant 1946, la hausse sera nulle,
  • tandis que pour le même studio mais meublé et situé dans le 2e, la hausse sera de 1,80 € par mois et par mètre carré, soit une augmentation de 4,50 %.

Pour ceux qui emménagent à Paris après le 1er août, le dispositif d'encadrement pour les nouveaux locataires est maintenu. Les propriétaires doivent d'une part respecter le loyer de référence majoré (ils peuvent bien évidement proposer un montant plus faible) mais également respecter l'encadrement à la relocation qui consiste à ne pas augmenter le montant du loyer entre deux locataires successifs.