Les Français aiment l'immobilier. C'est en tout cas ce qu'a relevé la dernière édition de la "Global Investment Survey" publiée fin mai par le groupe américain Legg Mason. En effet, la pierre représente 26 % de leurs allocations d'actifs, un résultat qui est alors bien supérieur à la moyenne globale et européenne (13 % et 15 % respectivement).

Par comparaison, on retrouve les Espagnols à la deuxième place avec un score de 15 %, puis viennent les Italiens et les Allemands (14 %) et les Britanniques (13 %). "Les Français ont toujours considéré qu'investir dans l'immobilier constituait un objectif prioritaire", a expliqué Vincent Passa, directeur de Legg Mason France, dans un communiqué.

L'immobilier, perçu comme une valeur refuge

Si la pierre reste en tête des priorités des Français, c'est parce qu'elle correspond à une forte aversion au risque. En effet, "cette tendance repose aussi sur le fait que l'immobilier est souvent perçu comme une valeur refuge dans des temps incertains", analyse Vincent Passa. Et d'ailleurs, elle devrait persister car près de la moitié des investisseurs français estiment que le secteur immobilier fournira les meilleures opportunités au cours des 12 mois à venir. A l'inverse, il y a alors une réelle méfiance envers le placement en actions (36 %), l'or et les métaux précieux (23 %) ou encore les liquidités et les investissements non-traditionnels (7 %).

Toujours réticents à investir leur épargne

Mais les Français restent avant tout conservateurs et prudents. En effet, ces derniers ont beau être 56 % à détenir de l'épargne sans la placer, soit le taux le plus élevé des 17 pays où l'enquête a été réalisée (la moyenne mondiale étant de 39 %, 43 % pour la moyenne européenne), ils sont toutefois les plus réticents à investir cet argent, comme l'indique l'étude de Legg Mason.

Mais la génération des millennials français pourrait peut-être changer la donne. Si d'un côté, les épargnants français ne semblent pas pour l'heure enclins à adopter des positions offensives, 48 % des 18-35 ans interrogés se disent prêts à prendre plus de risques avec leur épargne.