Lorsque je remplis ma déclaration d'imposition, je ne dispose que de peu de latitude. Une exception notable est à signaler : je peux choisir d'opter pour une déduction des frais professionnels réels, au lieu d'une déduction forfaitaire de 10% appliquée par défaut sur votre salaire.

S'il est tentant de choisir la deuxième option, qui est calculée automatiquement, il peut être intéressant de justifier les frais "au réel". La question qui se pose est alors simple : mes dépenses professionnelles sont-elles plus élevées que l'équivalent du dixième de mon revenu ?

Pour y répondre, je dois sortir mes factures, mes notes de frais et ma calculette !

Bien réaliser son calcul préalable

Tout d'abord mes dépenses doivent, pour être déductibles, être engendrées dans le cadre de mon activité salariée. Elles doivent également avoir pour seul but l'acquisition ou la conservation des revenus déclarés et être payées dans l'année concernée par l'imposition.

Les dépenses concernées sont alors :

  • Mes frais liés à l'outil de travail, comme la location des locaux et d'achat des équipements professionnels,
  • Mes frais relatifs au droit du travail, comme l'adhésion à un syndicat ou la formation,
  • Mes frais quotidiens, comme le déjeuner et les transports.

Récurrents, ces frais quotidiens peuvent être calculés selon des forfaits. Par exemple, un aller-retour quotidien en voiture pourra être calculé selon un barème d'indemnités kilométriques. De même, mes frais de repas peuvent être déduits également à hauteur de 4,55 euros par jour, moins les frais de participation de l'employeur.

Garder les preuves

Si, après calcul, je juge avantageux de déclarer les frais au réel, il me suffit alors d'indiquer la somme qu'ils représentent et de détailler ceux–ci dans la case "autres renseignements".

Mais le plus important reste d'être capable de fournir les documents attestant la réalité et le montant des frais engagés à l'administration fiscale. En bref, je dois conserver toutes mes factures détaillées... pendant trois ans !