C'est officiel ! Dès l'automne 2019, les usagers de la carte Navigo pourront se servir de leur smartphone pour prendre les transports en commun. Il sera possible de télécharger, de renouveler ou de suspendre son pass Navigo, depuis son téléphone. Grâce à la technologie, les voyageurs "pourront franchir les portiques de validation grâce à des titres de transport dématérialisés, enregistrés sur leur téléphone mobile ", a expliqué Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France, lors d'une conférence de presse, début octobre.

Premiers essais en 2018

Valérie Pécresse, également présidente du syndicat des transports, a ajouté que des premières expérimentations pour la validation du titre de transport en Île-de-France se feront au second semestre 2018. Ce système fonctionnera via une application, pensée par Wizway Solutions qui a été retenue par Île-de-France Mobilités. Une fois l'application installée sur le téléphone portable et intégrée à l'application ViaNavigo, les utilisateurs pourront, soit payer un ticket de métro, soit renouveler leur abonnement. La technologie "sans contact" permettra ensuite de présenter son smartphone sur l'un des écrans violets des portiques. Interrogé par le Parisien, le président de Wizway Solutions précise que "cela marche même si le téléphone est éteint ou déchargé".

Que va devenir le vieux pass Navigo ?

Toutefois, Île-de-France Mobilités n'a pas pour autant l'intention de faire disparaître l'ancienne carte Navigo. En effet, un nouveau pass Navigo devrait être mis en circulation avant 2021 et avec des fonctionnalités différentes. Il fera office de porte-monnaie virtuel, qu'on pourra passer sur les bornes de validation des portiques. Le voyageur sera alors directement débité au prix d'un ticket de métro, de RER ou de bus. Pour rappel, cette petite révolution fait partie du plan de développement du numérique sur le réseau francilien, annoncé par Valérie Pécresse en juin 2016. Les autres mesures du plan visent à faire profiter de l'open data pour connaître le trafic en temps réel ou de se connecter à internet via la 4G ou le wifi dans les transports en commun.