Jobs étudiants : une exonération est possible

Les jobs étudiants ou jobs d'été sont normalement imposables. Si je suis âgé de 25 ans ou moins au 1er janvier de l'année d'imposition, je peux toutefois bénéficier d'une exonération sous certaines conditions. La direction générale des Finances publiques (DGFIP) indique en effet que mes revenus tirés d'une activité salariée exercée en parallèle de mes études ne sont pas imposables tant qu'ils ne dépassent pas la limite annuelle de 3 fois le montant mensuel du Smic (soit 4 400 euros).

En revanche, au-delà de 25 ans, je dois obligatoirement déclarer mes revenus, soit en mon nom, soit en celui de mes parents. C'est également le cas si je dépasse le seuil de 4 400 euros annuels. Attention : le fait d'intégrer mes émoluments aux revenus déclarés par mes parents peut avoir pour conséquence une diminution du montant de certaines bourses ou aides au logement.

Stages : je déclare si je dépasse le plafond

La plupart des formations supérieures offrent la possibilité d'effectuer un stage en entreprise. Celui-ci est d'ailleurs souvent obligatoire pour obtenir mon diplôme. Ces revenus sont en théorie imposables. Le Code de l'éducation prévoit néanmoins qu'ils soient exonérés de déclaration tant qu'ils ne dépassent pas le montant annuel du Smic, soit 17 599 euros par an.

Mon job étudiant compte-t-il pour ma retraite ?

A partir du moment où mon emploi est déclaré, il me permet d'obtenir des droits à la retraite. Ceux-ci ne sont toutefois débloqués qu'à partir d'un certain montant : pour valider un trimestre de cotisation, je dois avoir perçu un salaire de 1 464 euros au minimum sur l'ensemble de l'année soit 150 fois le montant du Smic horaire. Dans tous les cas, je conserve précieusement tous mes bulletins de salaire, y compris ceux de mes tous premiers jobs étudiants. Ces documents pourront m'être très utiles lorsque je devrai faire valoir mes droits à la retraite – notamment en cas de litige.