La Française des jeux ne craint pas la privatisation. Elle a dévoilé mercredi 18 avril ses comptes de l'année 2017, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle est en grande forme. En l'espace d'un an, son résultat est passé de 176 millions d'euros à 181 millions d'euros, soit un bénéfice net de 2,8 %. A l'aube de sa privatisation, cette bonne dynamique est une excellente nouvelle pour l'État, qui cherche actuellement de nouveaux investisseurs. D'après Libération, l'État conservera une minorité de blocage sur l'entreprise en situation de monopole dans les secteurs de la loterie et des jeux à gratter. Il gardera ainsi une marge de manoeuvre sur cette dernière grâce au droit de vote double. Pour le moment, " aucune décision n'a été prise " a assuré sa présidente Stéphane Pallez. Elle se tient " prête à relever les défis " qui lui feront face.

La FDJ mise sur le numérique

Elle a entamé en 2015 un plan d'investissement de 500 millions d'euros sur cinq ans visant à repenser totalement le plan d'action de l'enseigne, en axant ses efforts sur le numérique. Trois ans plus tard, la Française des jeux est en passe de réussir son coup. Elle a déjà investi 300 millions d'euros qui lui ont permis de multiplier par 3,5 le nombre de mises numériques. Elles s'élèvent aujourd'hui à 1,7 milliards d'euros selon le magazine Challenges. Ces augmentations du chiffre d'affaires et de l'argent investi par les joueurs commencent à alerter les parlementaires, qui craignent les risques d'addiction, chez les jeunes notamment.