Alors qu'il vient de fêter son premier anniversaire, le divorce par consentement mutuel semble avoir la cote. Selon l'Observatoire national de la profession d'avocat, 72 000 divorces à l'amiable ont été prononcés en France, soit 55,2 % des divorces. Les avocats ont, en effet, constaté que cette nouvelle procédure a été très bien accueillie par les couples souhaitant se séparer. A la question "Comment l'absence de juge dans le dispositif a-t-elle été reçue par les justiciables ?", les concernés ont répondu à 72,8 % "plutôt positivement" et à 11,4 % "Très positivement".

Pour rappel, la dé-judiciarisation du divorce par consentement mutuel a été appliquée depuis le 1er janvier 2017. Dans les situations consensuelles, elle permet de prendre en compte plus rapidement les décisions des époux concernant le divorce et ses conséquences.

Une procédure moins oppressante

Cette nouvelle procédure est considérée comme étant avantageuse pour les couples, car elle est moins oppressante du fait de ne plus avoir à passer devant le juge. C'est du moins ce qu'ont pensé près de huit couples en instance de divorce sur dix, sondés par l'Observatoire de la profession d'avocat.

Autre avantage également : les délais sont largement plus courts. En effet, le divorce sans juge est incontestablement plus rapide, puisqu'il peut être bouclé en moins de deux mois. Selon le site de BFMTV, "on passe de 6 à 18 mois de procédure avec un divorce judiciaire, à 1 à 3 mois pour finaliser un divorce au tribunal de grande instance de Paris".

Mais cela a un prix...

Certes, les couples qui divorcent à l'amiable ne passent plus devant un juge, mais ils doivent se rendre chez un notaire et le coût n'en est pas réduit. De plus, avec le divorce sans juge, l'avocat est désormais considéré comme étant le garant de l'équilibre de l'accord trouvé entre les époux. Cette nouvelle procédure leur impose donc de prendre chacun leur avocat, alors qu'auparavant, 80 % des couples concernés n'en prenaient qu'un seul...