Abattement : c'est un droit à réduire le montant de mes revenus imposables. Il ne s'applique pas à l'impôt lui-même mais au montant des sommes déclarées. Généralement, l'abattement est appliqué aux frais professionnels, au forfait ou au réel. Par exemple, si je déclare 30 000 euros, je pourrai bénéficier d'un abattement forfaitaire de 3 000 euros (soit 10 %).

Assiette de l'impôt : il s'agit de la somme qui sert de base au calcul de l'impôt. Un taux est ensuite appliqué au montant de cette assiette afin de déterminer la somme finale à payer par le contribuable. La somme des revenus et des bénéfices imposables d'un foyer fiscal constitue l'assiette de l'impôt sur le revenu.

Acomptes provisionnels : un contribuable peut choisir de payer l'impôt sur le revenu, soit par prélèvement mensuel, soit par acomptes provisionnels (également appelés "paiements par tiers"). Si j'opte pour cette dernière option, je paierai mon impôt en trois fois, échelonnées tous les quatre mois environ.

Crédit d'impôt : c'est une somme que le Trésor public me doit. Elle est soustraite du montant de l'impôt. Le crédit d'impôt fonctionne comme une réduction d'impôt, à la différence près qu'il peut déboucher sur un remboursement total, si la somme dépasse celui de mon impôt, ou si je ne suis pas imposable.

Déduction d'impôt : en matière d'impôt sur le revenu, il s'agit d'une somme soustraite, soit d'un revenu catégoriel (par exemple, les frais professionnels déduit avant l'imposition des traitements), soit du revenu brut global (par exemple, une pension alimentaire versée aux enfants).

Exonération : une exonération, qu'elle soit partielle ou totale, est une dispense de payer un impôt. Les exonérations accordées peuvent dépendre de la situation du contribuable ou du type de revenu. Par exemple, si je suis apprenti, je peux être exonéré d'impôt sur le revenu jusqu'à 17 599 euros. Ainsi, si j'ai perçu 18 000 euros en 2016, je devrai donc déclarer comme revenu 401 euros (le calcul étant : 18 000 – 17 599 = 401).

Frais réels : ils représentent la totalité des dépenses engagées dans le cadre professionnel, les repas ou les trajets quotidiens par exemple. Tout salarié bénéficie d'un abattement automatique de 10 % sur ses revenus imposables, afin de compenser ces coûts.

Impôt sur le revenu : il s'agit d'un impôt sur les revenus du travail (les salaires, les primes...), mais aussi sur les revenus de remplacement (les pensions de retraite, les allocations...) et du capital (les revenus fonciers, les revenus de placements financiers...) des ménages. Il est progressif : le taux d'imposition auquel est soumis un foyer fiscal est d'autant plus important que ses revenus sont élevés.

ISF : l'impôt sur la fortune s'adresse aux foyers dont le patrimoine net taxable annuel excède 1,3 millions d'euros. Cela inclut les biens immobiliers, le capital financier, les meubles, les objets de valeur ou même les chevaux.

Majoration : oublier de déclarer mes revenus ou payer mes impôts après la date limite entraîne une majoration de 10 % de leur montant (ou même plus si je ne réponds pas aux mises en demeure). Toutefois, il n'y aura pas de majoration si j'ai obtenu un délai de paiement, voire une remise gracieuse, ou si j'ai déposé une réclamation et obtenu un sursis.

Mensualité : par défaut, l'impôt sur le revenu est payé par acomptes provisionnels. Toutefois, je peux choisir de payer par mensualités. Dans ce cas, je paie le dixième de mon impôt chaque mois, durant 10 mois, de janvier à octobre.

Prélèvement à la source : c'est un mode de recouvrement de l'impôt, selon lequel les prélèvements sont effectués au moment où le contribuable perçoit un revenu. Le prélèvement à la source entrera en vigueur le 1er janvier 2018.

Prime pour l'emploi : c'est un crédit d'impôt qui peut être accordé aux foyers fiscaux dont les revenus sont limités et dont au moins l'un des membres travaille. Elle peut prendre la forme d'une réduction du montant de l'impôt à payer, ou bien être versée par virement ou par chèque.

Progressivité : un impôt est progressif si son taux augmente proportionnellement à la croissance de la valeur de base. C'est le cas de l'impôt sur le revenu dont le taux monte au fur et à mesure que le revenu taxé devient plus élevé. L'assiette de cet impôt (les revenus, moins les déductions) est soumise à un barème, composé de cinq tranches. La première tranche de revenus (de 0 à 9 700 euros, pour une part fiscale, pour la déclaration de revenu de 2016) n'est pas taxée, la deuxième (de 9 701 à 26 791 euros) est taxée à 14 %, la troisième à 30 %...

Proportionnalité : la proportionnalité s'oppose à la progressivité. Ainsi, un impôt est proportionnel si le taux est unique et invariable en fonction de la valeur de base imposable. C'est le cas, par exemple, de la TVA dont le taux est fixe, quelle que soit la valeur de la transaction.

Réduction d'impôt : c'est une somme soustraite du montant de l'impôt (par exemple, la réduction d'impôt pour des sommes versées pour l'emploi d'un salarié à domicile). Le montant est calculé par le fisc d'après une dépense engagée dans l'année que j'ai déclarée. Attention, le montant de réduction, qui ne serait pas déduit faute d'impôt suffisant, ne peut être ni remboursé ni reporté.

Quotient familial : le quotient familial est un outil d'ajustement du montant de l'impôt sur le revenu. Il prend en compte le nombre de parts dont bénéficie un contribuable pour le calcul du montant de son impôt sur le revenu et vise à adapter le montant de l'imposition d'un ménage en fonction des charges familiales. Par exemple, deux personnes mariées ont droit à deux parts : la somme de leurs revenus imposables sera divisée par deux, avant application du barème de l'impôt sur le revenu.