Attention : depuis le 1er avril 2015, il n'est plus possible de demander un prêt à la création d'entreprise (et ce n'est pas un poisson d'avril !).

Ce dispositif, accordé par Bpifrance (la Banque publique d'investissement française) aux entreprises en cours de création, existait depuis 15 ans. Son montant était compris entre 2 000 et 7 000 euros. Il accompagnait, nécessairement, un prêt bancaire contracté pour financer la création d'une entreprise. La somme du prêt à la création d'entreprise (PCE) et du prêt bancaire auquel il était adossé ne devait pas dépasser 45 000 euros.

L'avantage du PCE était de ne requérir ni caution personnelle, ni garantie.

Un prêt peu sollicité

L'interruption de ce dispositif s'explique, notamment, par son faible succès auprès des nouvelles entreprises : ces dernières années, le nombre de dossier de demande de PCE n'atteignait que 10 000 dossiers par an.

Par ailleurs, le taux de défaillance des entreprises en phase de création ayant recours au PCE s'est révélé important – ce qui était coûteux pour Bpifrance.

Enfin, le PCE était en "concurrence" avec de nombreux dispositifs d'aide publique à la création d'entreprise, tels que la Nacre (Nouvel accompagnement pour la création ou la reprise d'entreprise), la Cape (Contrat d'appui au projet d'entreprise) ou encore l'Arce (Aide à la reprise ou à la création d'entreprise).

Un dispositif de garanties de prêts pour remplacer le PCE

En contrepartie de la suppression du PCE, Bpifrance propose, depuis le 1er avril 2015, de garantir les prêts accordés aux jeunes entreprises.

Les conditions exactes pour bénéficier de cette garantie sont les suivantes :

  • Le prêt s'adresse à une TPE ou PME de moins de 3 ans (pour le financement d'investissements, par exemple) ou à un projet de création d'entreprise,
  • La garantie couvre jusqu'à 200 000 euros, et au maximum 70% du financement visé par le prêt.