Pas de hausse, ni de baisse... La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a décidé de ne pas toucher aux prix du gaz au 1er juin 2017, selon une information du Figaro. Ils resteront donc stables par rapport à leur niveau de mai, alors qu'on avait observé une baisse de 3,3 % le premier jour de ce mois. En avril également, la tendance était baissière (- 0,7 %).

La CRE a choisi cette évolution des tarifs suite à une série de hausses. En effet, l'hiver avait été rude pour les ménages surtout en janvier, qui correspond à la "saison de chauffe". Puis en février, les prix avaient reculé seulement de 0,5 %, pour finalement rebondir de plus de 3 % en mars. D'autre part, sur le long terme, les foyers profiteraient de ces mouvements. En effet, d'après la dernière délibération de la Commission, depuis janvier 2014, les tarifs ont baissé en moyenne de 16,2 %.

Comment les tarifs sont-ils révisés ?

Les prix réglementés du gaz, appliqués par Engie (ex-GDF-Suez) à environ 6 millions de ménages, sont révisés mensuellement depuis trois ans. Ils se basent sur une formule qui tient compte notamment de l'évolution des tarifs sur le marché de gros et celle des cours du baril de pétrole, sur lesquels les prix du gaz sont indexés.

Pour rappel, depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont la possibilité de choisir entre les tarifs réglementés appliqués par Engie (fixes et modifiés par les pouvoirs publics) et les prix de marché proposés par les autres fournisseurs d'énergie concurrents (EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.).

Aides financières

Depuis le 24 février 2017, les foyers aux revenus modestes (moins de 35 510 € par an, peuvent bénéficier d'une aide financière pour sécuriser les logements chauffés au gaz. Il peut s'agir d'un remboursement de 150 € pour remplacer les robinets de commande des appareils de cuisson ou d'un montant forfaitaire de 100 € pour l'achat d'un équipement avec une sécurité de flamme.