A partir du 1er janvier 2018, il faudra débourser 95 centimes, contre 85 actuellement, pour expédier une lettre prioritaire distribuée le lendemain en France métropolitaine. La Poste, avec le feu vert de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes), va en effet augmenter les tarifs du courrier des timbres ordinaires et des prioritaires. Les prix avaient déjà connu un relèvement de 5 % en moyenne fin septembre. La Poste avait justifié ces ajustements tarifaires en affirmant qu'ils permettraient "d'assurer la pérennité du service universel", dans un "contexte d'accélération de la baisse des volumes du courrier".

Une augmentation de 4,7 % en moyenne

Dans le détail, le prix du timbre rouge grimpera de 85 à 95 centimes (+ 11,8 %). Celui du timbre vert (pour un pli distribué en 48 heures) passera de 73 à 80 centimes, soit une augmentation de 9,6 % et la lettre suivie, de 1,13 € à 1,20 €. Quant à l'"Ecopli", il augmentera de 71 à 78 centimes, soit une hausse de 9,9 %. Les tarifs des colis postaux classiques (Colissimo) n'ont pas été épargnés par cette hausse. Alors qu'ils étaient restés stables cette année, ils augmenteront finalement de 1,5 % au 1er janvier 2018. Au total, les tarifs du courrier grimpent de 4,7 % en moyenne.

Le courrier, concurrencé par les e-mails, textos...

Ces hausses sont justifiées "dans un contexte où les volumes continuent de baisser de façon significative ", comme l'a indiqué Arnaud Tomasi, chargé de la politique tarifaire courrier-colis à La Poste sur le site de Ouest-France. Il explique également que La Poste en a transporté 5,2 % de moins en 2016, et la tendance est de - 6 à – 6,5 % cette année. Cette baisse est également dû à la concurrence toujours plus grande avec les e-mails, textos et autres paiements de facture en ligne. Il faut savoir que La Poste n'est pas libre de fixer ces augmentations tarifaires. Ces dernières sont, en effet, encadrées par les autorités du secteur, l'Acerp.