Un sérieux concurrent au train

Depuis que les lignes ont été libéralisées en août 2015, les trois compagnies de cars encore actives (Flixbus, Isilines et Ouibus) annoncent avoir transporté 14 millions de passagers, et leurs résultats vont croissants.

Le principal attrait de ces autocars est bien entendu le prix. Pour un voyage Paris-Auxerre, il faut compter environ 4,90 € pour 1h50 à 2h30 de trajet, quand le TER, pour le même temps, coûte 30 €. Pour beaucoup, le calcul est vite fait.

De plus, la grève perlée ayant touché la SNCF pendant trois mois a favorisé les compagnies de bus. Celles-ci estiment avoir gagné presque 200 000 utilisateurs juste à cause du mouvement social.

Les liaisons dans la même région semblent être les plus appréciées. De nombreux clients utilisent les " bus Macron " pour rallier les aéroports au détriment d'autres systèmes. D'ailleurs, ces lignes étaient loin d'être la priorité des autocaristes au départ, alors qu'aujourd'hui, les 14 aéroports desservis représentent 13% de la fréquentation trimestrielle.

Mais des compagnies toujours en déficit

Si les bus sont sur le chemin du succès populaire, les compagnies ont elles plus de difficultés. En 2017, pour un chiffre d'affaires global de 180 millions d'euros, les trois sociétés présentes ont perdu 60 millions d'euros. C'est la filiale de la SNCF, Ouibus, qui a connu cette année encore les plus grosses pertes, avec un déficit de 35 millions d'euros.

Malgré le trafic en hausse, pour compenser leurs pertes et se prémunir de l'arrivée de nouveaux acteurs sur le marché, les autocaristes vont sans doute devoir encore augmenter le prix des tickets, déjà en hausse de 50% en 2017.