La fin de l'encadrement des loyers à Paris rime avec hausse des prix. L'association de consommateurs " Consommation Logement et Cadre de Vie " a publié le 18 juin dernier un communiqué au sujet de l'évolution des loyers parisiens depuis l'annulation des arrêtés préfectoraux pris en 2015 dans le cadre d'un dispositif de la loi Alur.

Quelques mois après le jugement du tribunal administratif de Paris, l'association indique que près de la moitié seulement des 1 000 annonces consultées respectent la norme initialement établie : un loyer ne peut excéder de 20 % un loyer de référence fixé par arrêté préfectoral. Avant l'annulation du dispositif d'encadrement, 61 % des annonces étaient conformes aux normes en vigueur, soit une chute de 13 % en un an.

En moyenne, les loyers dont le montant est supérieur à la norme la dépassent de 128€ par mois, soit 1 536€ par an selon l'association de consommateurs.

Un retour de l'encadrement à l'automne ?

Parmi les logements les plus touchés par les abus, les meublés arrivent sans surprise en tête de liste. 10 points séparent le taux de conformité des logements meublés (43%) de celui des logements nus (53%). Les étudiants et les personnes seules sont parfois contraints de se rabattre vers la petite couronne, où les logements sont plus abordables.

L'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers (UNPI) a vivement réagi au communiqué de la CLCV, affirmant que ces derniers peuvent " orienter leur étude comme ils le souhaitent. ". La maire de Paris Anne Hidalgo a d'ailleurs indiqué sur Twitter : " Dès l'automne prochain, la Ville demandera l'application stricte du contrôle des loyers, comme le permet la loi Elan. "