Des livrets à la fiscalité très douce

Pour percevoir des intérêts sans payer d'impôts, le placement de référence, c'est le livre A. Pendant longtemps, ce livret a même été le placement préféré des Français ! Je peux y placer 22 950 euros au maximum. Mais le rendement du livret A a beaucoup baissé ces dernières années : depuis août 2015, il ne rapporte plus que 0,75%. Ce faible rendement est identique pour le livret de développement durable (LDD), sur lequel je peux investir jusqu'à 12 000 euros.

Pas de panique : d'autres livrets existent ! J'ai entre 12 et 25 ans : je peux me tourner vers le livret jeune, dont le rendement est plus avantageux que celui du livret A. Seul défaut de ce produit : le plafond des dépôts, limité à 1 600 euros au maximum. Pour épargner davantage, je vais devoir le compléter avec d'autres placements...

Si j'ai des revenus modestes, je peux aussi profiter du livret d'épargne populaire (ou LEP). Il est très attractif, puisqu'il bénéficie de la même fiscalité que le livret A, avec un rendement supérieur : 1,25% par an en janvier 2016. Encore faut-il y avoir droit ! Pour pouvoir ouvrir un LEP, mon revenu fiscal de référence doit être inférieur à 19 140 euros (pour le connaître, je regarde mon dernier avis d'imposition). Je peux y déposer jusqu'à 7 700 euros au maximum.

Et le rendement, dans tout ça ?

Le principal problème de ces livrets est qu'ils rapportent assez peu. Si je suis prêt à investir sur la durée, j'ai tout intérêt à miser sur l'assurance-vie, qui peut me rapporter environ 3% par an. Au bout de huit ans, mes plus-values sont exonérées d'impôts dans la limite de 4 600 euros par an. Attention : elles restent soumises aux prélèvements sociaux de 15,5%.

Je peux aussi ouvrir un Plan d'Epargne Logement, qui me rapporte entre 1,5% et 2,5% brut par an (selon sa date d'ouverture) et peut me donner droit à une prime d'Etat si je l'utilise pour acheter mon logement principal. Je peux y déposer jusqu'à 61 200 euros. Pendant les douze premières années, les intérêts des mon PEL ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. Mais comme pour l'assurance-vie, les cotisations sociales sont prélevées.