Les nouvelles technologies bouleversent notre quotidien. Après les taxis, le covoiturage, les livraisons de repas à domicile ou encore les énergies renouvelables, l'ubérisation de l'économie gagne du terrain. Dans la continuité de ce mouvement, voilà que de nouvelles start-up fleurissent, cette fois-ci dans le secteur immobilier. On les appelle les proptechs.

Une proptech : qu'est-ce que c'est ?

Les proptechs sont des start-up spécialisées dans l'application des nouvelles technologies au secteur immobilier. Le terme en lui-même est une contraction des mots anglais "property" et "technologie". Ce terme n'est apparu que l'an dernier, afin de qualifier un mouvement qui voit peu à peu le jour depuis plusieurs années. Ces nouveaux entrepreneurs ne manquent pas d'ambition. Ils souhaitent améliorer, voire carrément de réinventer les services proposés par les traditionnels professionnels de ce secteur. Les proptechs cherchent par exemple à faire progresser :

• Les transactions.

• La location.

• La construction.

• La gestion d'actifs immobiliers.

• ...

L'objectif étant, comme bien souvent avec les jeunes pousses, de répondre aux nouveaux besoins et attentes des consommateurs, induits par l'avènement des nouvelles technologies.

Quelques chiffres pour mieux comprendre

Le cabinet d'audit et de conseil KPMG a réalisé une étude sur les start-up d'un secteur longtemps considéré comme imperméable à l'innovation. Il en ressort que :

• 84 % des Français utilisent des outils en ligne (site Internet, application smartphone) comme préalable à toute recherche d'un nouveau logement.

• 74 % des experts de l'immobilier constatent que depuis 2016, la transformation digitale et les innovations technologiques ont fortement accéléré dans ce secteur.

• 86 % des entreprises accueillent cette nouvelle tendance comme une opportunité de développement.

• 62 % des dirigeants de l'immobilier considèrent les proptechs comme des outils pour améliorer leur travail.

• 89 % des entreprises traditionnelles de l'immobilier souhaitent s'adapter à ces changements et se disent prêtes à collaborer avec ces nouveaux acteurs.

• 24 % seulement ont toutefois réellement défini une stratégie d'innovation.

Des exemples des services offerts par les proptechs

Meero. Lorsque l'on poste une annonce pour vendre un appartement ou une maison, des photos sont indispensables, notamment pour valoriser le bien immobilier. Meero s'occupe de mettre en relation les particuliers avec des photographes professionnels.

La bonne pierre. Il s'agit là aussi d'une plateforme de mise en relation mais qui s'adresse aux investisseurs et aux propriétaires de biens déjà en location.

Inod. Vous lui fournissez les plans d'un appartement ou d'une maison en construction et cette start-up s'occupe de leur donner vie en réalisant une visite des lieux, consultable grâce à la technologie de la réalité virtuelle.

Ubimmo. Cette jeune pousse a développé une application permettant de géolocaliser les biens immobiliers disponibles à la location dans un périmètre donné. Cela permet donc de cibler ses recherches sur la zone de son choix.

Locat'me. Cette application a pour objectif de calculer, selon divers critères, le degré de compatibilité entre un propriétaire et ses locataires potentiels.

MyNotary. Il s'agit d'une plateforme qui fonctionne à la manière d'un tchat et qui permet à l'ensemble des acteurs du secteurs immobilier (acheteur, vendeur, loueur, agent immobilier, notaire, banquier, etc.) d'avoir accès à l'ensemble des documents nécessaires à la constitution d'un contrat de répondre aux questions de chacun des interlocuteurs.

Hub-grade. Cette start-up s'adresse uniquement aux entreprises. Elle part du constat que de nombreuses sociétés disposent de locaux partiellement voire totalement inoccupés, ce qui constitue une dépense non rentabilisée. Elle propose donc de se faire rencontrer l'offre et la demande via une plateforme en ligne.

Smart Impulse. L'ambition de cette jeune pousse est d'aider les gestionnaires de bâtiments à réduire leurs dépenses énergétiques. Elle leur propose pour cela d'installer des capteurs à divers endroits (éclairage, chauffage, climatisation, etc.) pour évaluer la consommation d'énergie et proposer des pistes pour remédier au gaspillage.