Ce que prévoit la société américaine Uber et l'agence spatiale américaine, la Nasa, semble relever de la science-fiction. Pourtant, les taxis volants vont bien devenir une réalité. En effet, lors d'un forum à Tokyo, le PDG d'Uber, Dara Khosrowshahi, a récemment affirmé que ce service, nommé "UberAir", pourrait voir le jour d'ici 5 à 10 ans et que les premiers vols d'essai sont prévus pour 2020. Trois villes ont été choisies pour effectuer des tests : Los Angeles et Dallas, aux États-Unis, ainsi que Dubaï aux Émirats arabes unis.

La société américain Bell Hellicopter (groupe Textron), qui s'est associé à Uber, a par ailleurs dévoilé la cabine de son prototype d'aéronef à atterrissage et décollage vertical (Adaf) en janvier à Las Vegas, lors du CES 2018. Elle prend la forme d'un véhicule futuriste qui se déplacerait comme un avion, avec des ailes et il serait totalement automatisé. Cette technologie fonctionnerait à l'électricité.

Airbus dans la course pour conquérir les " smart cities " de demain

Mais Uber n'est pas le seul sur ce tout nouveau marché et à vouloir être fin prêt le jour où il sera véritablement possible de survoler les ensembles urbains. En effet, Airbus, qui souhaite conquérir également les "smart cities" de demain, a fait décoller son taxi volant électrique et expérimental pour la première fois le 31 janvier 2018. Baptisé Vahana, l'engin n'a pas volé longtemps (53 secondes à 5 mètres de hauteur), mais son premier vol a permis de valider les technologies de base.

La Chine est également entrée dans la guerre des taxis volants. Quelques jours après le vol inaugural de Vahana, la société Ehang a réalisé une série de vols publics à Canton. La firme chinoise semble d'ailleurs prendre une longueur d'avance. Son taxi drone Ehang 184 a décollé avec un passager à bord pour chacun des vols de démonstration, contrairement au taxi volant d'Airbus qui a réalisé son premier vol à vide. Au total, une quarantaine de personnes ont déjà volé dans le drone-taxi chinois.