Le vieillement de la population française est une réalité. Selon une étude de l'Insee , en 2050, un habitant sur trois sera âgé de 60 ou plus, contre un sur cinq en 2005. Dans ces conditions, les parents ont de plus en plus souvent besoin de l'aide de leurs enfants.

Obligation légale

Le Code civil stipule que les parents sont obligés de nourrir, entretenir et élever leurs enfants... et réciproquement. Légalement, je n'ai pas le droit de laisser mon père ou ma mère dans le besoin. Je peux m'acquitter de cette aide alimentaire en versant de l'argent à mes parents, ou en leur apportant mon soutien en nature, par exemple en les hébergeant chez moi à titre gratuit. En fonction de l'aide que je leur apporte, j'ai le droit de bénéficier d'une réduction fiscale d'une partie de mes dépenses. Celle-ci est calculée en fonction de mes ressources.

Pension alimentaire

Si mes parents ont de faibles revenus, rien ne m'empêche de les aider au quotidien en contribuant financièrement à leur indépendance par le biais d'une pension alimentaire. Je peux alors déduire cette pension de mes revenus imposables. Cette aide fiscale répond à aucun plafond... à condition de justifier que mes parents ne disposent pas de ressources suffisantes pour s'assumer sans mon aide. Pour en bénéficier, je prends soin de conserver une trace des virements que j'effectue, ou des factures de ce que j'achète pour leur venir en aide.

Accueillir mes parents

Héberger un parent dépendant chez moi peut être une façon de l'aider au quotidien lorsqu'il/elle ne peut plus se prendre en charge. Si cet hébergement se fait à titre gratuit, je peux déduire de mon revenu imposable la valeur réelle des avantages en nature : logement, nourriture... Cette aide ne peut toutefois dépasser le plafond de 3 411 euros par personne accueillie sous mon toit. Certaines conditions encadrent cette possibilité :

  • La personne doit être âgée de 75 ans ou plus.
  • Elle ne doit pas percevoir de pension alimentaire, ni de revenu imposable excédant le plafond de ressources annuel ouvrant droit à l'allocation supplémentaire ou à l'allocation de solidarité aux personnes âgées.
  • Elle doit vivre en permanence chez moi

A noter que si le parent que j'héberge est titulaire de la carte d'invalidité, je bénéficie d'une demi-part de quotient familial supplémentaire, quel que soit son âge et son niveau de revenus.

Aménagements du logement

Il arrive souvent que des personnes âgées tiennent à rester chez elles, là où elles ont leurs habitudes. Mais comment faire lorsque leur mobilité est réduite ? Emprunter un escalier quotidiennement pour descendre de la chambre au salon peut être dangereux... je peux dans ce cas procéder à un aménagement du logement de mes parents, en faisant poser un monte-escaliers ou en fixant des barres d'appui. Je peux alors bénéficier d'une aide de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). Elle peut m'accorder une subvention de 35 à 50% du montant des travaux dans la limite de 20 000 euros.