Depuis le 1er juillet, les automobilistes doivent lever le pied sur les routes secondaires françaises. Le décret signé par le Premier ministre Edouard Philippe prévoit un abaissement de la vitesse à 80km/h au lieu de 90. Pour rendre cette réforme applicable, il est nécessaire de remplacer les panneaux de signalisation obsolètes, et cela a un coût.

L'enveloppe allouée au changement des 20 000 panneaux se situe entre 6 et 12 millions d'euros selon Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière. Cette fourchette de prix relativement large s'explique par la différence des coûts de transport, d'installation et en fonction de la localisation des endroits de pose.

Actuellement, "le prix moyen pour changer un panneau est de 200 euros : 80 euros pour le panneau sorti d'usine, auxquels s'ajoutent 120 euros pour la pose" indique le délégué général du Syndicat des équipements de la route à l'AFP.

Les collectivités payent, puis l'État rembourse

La commande de ces panneaux est passée par les collectivités territoriales aux fabricants. Les collectivités sont ensuite remboursées par l'État qui règle la note avec l'argent généré par les contrôles radars indique RTL.

Ce remboursement s'inscrira dans le cadre du projet de loi de Finances 2019. D'après les informations d'AutoPlus, le décret du Premier ministre pourrait rapporter 335 millions d'euros par an à l'État.

A défaut d'avoir installé tous les panneaux de signalisation, les communes doivent au moins avoir masqué tous ceux indiquant une vitesse de 90km/h. Cette réforme est destinée à réduire le nombre de morts et de blessés sur les routes. Il est en hausse depuis 2013 sur le sol français.