PERP vs assurance-vie, c'est souvent une différence d'intention

Généralement la souscription d'un PERP ou d'une assurance-vie ne répond pas tout à fait aux mêmes besoins. L'objectif est dans les deux cas d'épargner une somme d'argent pour sa retraite mais le destinataire n'est pas forcément le même. Le bénéficiaire d'un PERP est bien souvent le souscripteur lui-même qui recevra un capital ou une rente. L'assurance-vie, quant à elle, est souscrite en général pour assurer le niveau de vie du bénéficiaire au décès du souscripteur. Il s'agit en général d'un produit ouvert par un conjoint au profit de l'autre.

Coût : l'avantage est pour le PERP

Pour alimenter un PERP, il suffit d'en prendre la décision. Les versements sur ce livret sont libres et n'entrainent pas de frais particuliers. En revanche, l'assurance-vie dépend, comme pour tout contrat, du paiement des primes tout au long de sa durée. Les versements peuvent être à échéance fixe ou libre. Dans tous les cas, il y aura des frais d'entrée. La compagnie d'assurance ou la banque qui commercialise le produit peut aussi prélever des frais de dossier à l'ouverture et/ou des frais de gestion.

Fiscalité : l'assurance-vie est plus intéressante

En tant que bénéficiaire d'une assurance-vie, je n'ai pas à payer d'impôt sur les revenus issus du contrat lorsqu'il est dénoué. Cela vaut seulement si le contrat a plus de huit ans.
Pour le PERP, quel que soit le mode de sortie que je choisis – sous forme de rente viagère ou de capital – je ne dois pas oublier de déclarer ces sommes aux impôts. Mais les sommes que je verse chaque année pour alimenter mon plan d'épargne sont, elles, déductibles dans la limite d'un plafond global.