Certaines entreprises font participer leurs salariés à leur réussite économique en leur versant une prime d'intéressement, ou une prime de participation. Si je bénéficie de ces primes, mon entreprise doit également me proposer des solutions d'épargne salariale. J'ai le choix entre le Plan d'épargne entreprise (PEE) ou le Plan d'épargne pour la retraite collectif (Perco). Avant de choisir entre les deux, je dois déterminer lequel de ces placements est le plus adapté à mes besoins.

Avec le PEE, je prépare mon avenir

Le PEE me permet d'épargner à moyen terme. Il est idéal, par exemple, pour préparer un achat immobilier. L'argent que j'y dépose y est bloqué pour cinq ans au minimum. Une fois passé ce délai, je peux récupérer tout ou partie des fonds que j'y ai investis en étant exonéré d'impôts (à l'exception des cotisations sociales de 15,5%).

Les sommes versées sur mon PEE sont investies dans des FCPE (fonds communs de placement d'entreprise). Ces fonds sont gérés par des experts, qui peuvent placer mon argent dans des actions de l'entreprise, dans des parts dans des fonds communs de placement, ou encore dans des SICAV. J'ai le choix entre au moins trois FCPE, avec des profils d'investissement différents. A moi de savoir si je préfère prendre davantage de risques pour espérer un meilleur rendement, ou si je veux plutôt jouer la sécurité.

La loi oblige aussi les entreprises à proposer au moins un FCPE solidaire, ce qui signifie que 5% au moins des capitaux sont investis dans des entreprises qui soutiennent certaines valeurs. Malin, si je veux faire un geste pour l'environnement et le développement durable en épargnant.

Le Perco, idéal pour anticiper ma retraite

Comme son nom l'indique, le Perco a pour but de préparer ma retraite. Les fonds que j'y dépose seront bloqués jusqu'au moment où je cesserai mes activités professionnelles. Comme pour le PEE, mon entreprise doit me proposer au moins trois fonds différents, dont au moins un fond solidaire. Lorsque je partirai à la retraite, j'aurai le choix entre deux options :

  • Soit récupérer mon capital (il échappera alors à toute imposition, à l'exception des charges sociales),

  • Soit le convertir en rente viagère, c'est-à-dire, percevoir de l'argent chaque mois jusqu'à ma mort.

A noter que cette rente bénéficiera d'un abattement de 60% en termes d'imposition.