Plus-values mobilières vs immobilières, quelle différence ?

Pourquoi mettons-nous de l'argent sur les marchés, au capital d'une entreprise ? A quoi sert l'investissement ? A priori, la première réponse est : à gagner de l'argent ! On espère une contrepartie à la mise à disposition de notre épargne. En matière financière, le gain intervient principalement lors de la vente de nos titres.

Nous pouvons donc acheter des titres, rester longtemps aux côtés des dirigeants, puis revendre. Si tout se passe comme prévu, la cession des titres amène une plus-value, c'est-à-dire la différence entre le prix de vente et le prix d'achat. Nous récupérons donc au moins notre mise de départ ; et même un peu plus !

Les plus-values immobilières

Deux types d'actifs peuvent graviter autour de cette base : les valeurs immobilières et mobilières. Les plus-values immobilières concernent les achats-ventes de biens immobiliers :

  • Maison,
  • Appartement,
  • Parking,
  • Terrain.

Les plus-values mobilières

Les plus-values mobilières concernent des avoirs moins tangibles : on parle de titres financiers comme :

Les plus-values mobilières, des revenus (presque) comme les autres

Les plus-values (de cession de valeurs) mobilières sont des revenus. Elles sont donc soumises à l'impôt sur... le revenu ! Dès mon premier euro gagné en vendant des titres, je suis prié de remplir la case "Plus-values mobilières" sur ma déclaration d'impôt.

La loi de finances de 2018 a instauré un prélèvement forfaitaire à 30 %, impôts sur le revenu et prélèvements sociaux inclus. Les plus-values de cessions de titres réalisées depuis le 1er janvier 2018, qui feront l'objet d'une déclaration en 2019, seront soumises à ce régime et imposées à un taux global de 30 %.

Plus-values mobilières, des abattements possibles

Comme souvent dans le système fiscal français, certains éléments peuvent faire baisser mes impôts. La taxation des plus-values mobilières ne fait pas exception : je peux profiter d'un abattement pour durée de détention suite à la vente de mes titres. Et même à une majoration de l'abattement si mon investissement de base a été fait au capital d'une PME.

Dans le détail, je peux bénéficier :

  • D'un abattement de 50% si je vends mes titres plus de deux ans et moins de huit ans après les avoir achetés,
  • De 65% si je possède mes titres depuis plus de 8 ans au moment de la cession.

Deux autres dispositifs de modération fiscale existent :

  • Le sursis d'imposition. Il s'active lorsque j'ai reçu des valeurs mobilières dans le cadre d'un échange de titres. Le fisc ne se préoccupe pas de savoir si je suis gagnant ou perdant dans cet échange. Il n'imposera mes plus-values que lorsque je céderai les titres récupérés. En prenant comme base leur valeur au moment de l'échange !
  • Le report d'imposition. Je peux en profiter si je réinvestis mes plus-values de cession mobilière au capital d'une entreprise.

Attention, toutefois, les abattements pour durée de détention ne perdureront que pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018.