Le ministère de la Cohésion des territoires, qui souhaite redéfinir la politique du logement, a confirmé la prorogation du dispositif Pinel, alors qu'il devait prendre fin le 31 décembre 2017. Il sera reconduit pour quatre années supplémentaires. Mais attention, il sera réservé aux communes dans lesquelles le manque de logement est le plus important, soit les zones A, A bis et B1. Les zones B2 et C, qui étaient éligibles à la loi Pinel, seront alors exclues.

Pour rappel, la loi Pinel permet aux particuliers, qui acquièrent ou font construire des logements neufs destinés à la mise en location, de bénéficier d'une réduction d'impôt sur le revenu (sous certaines conditions). Le particulier peut récupérer jusqu'à 21 % de l'argent investi via ces réductions d'impôts. Les loyers doivent être plafonnés pendant une durée minimale de 6, 9 ou 12 ans, pour que le dispositif soit octroyé aux particuliers. Toutes ces conditions ne changeront pas l'année prochaine.

Prolongation également du prêt à taux zéro

Le prêt à taux zéro (PTZ) dans le neuf, accordé sous condition de ressources aux particuliers dans le cadre d'un premier achat immobilier, fera lui aussi l'objet d'une reconduction de quatre années supplémentaires, soit jusqu'au 31 décembre 2021, dans les zones A, A bis et B1. Le déséquilibre entre l'offre et la demande de logement est, en effet, particulièrement important dans ces zones. Pour la zone B2, le gouvernement a précisé que le dispositif sera prolongé seulement d'un an, avec une quotité limitée à 20 %. Concernant la zone C, considérée comme étant essentiellement rurale, le PTZ sera totalement supprimé dès 2018.

Toutefois, lorsque cela concerne les logements anciens (avec des impératifs de rénovation énergétique), le PTZ sera prolongé jusqu'au 31 décembre 2021 pour les zones B2 et C, afin de "soutenir la revitalisation des secteurs détendus, notamment les villes moyennes", a indiqué le gouvernement.