En même temps que l'essor des réseaux sociaux, une nouvelle catégorie d'internautes a fait son apparition : les influenceurs. Si tout le monde peut devenir influenceur, seuls quelques-uns arrivent à fédérer une vaste communauté d'internautes grâce à leurs talents. Les influenceurs sont danseurs, comédiens, humoristes, mannequins, gamers voire même candidats de télé-réalité. Leurs communautés comptent pour certains plusieurs millions de followers, prêtes à liker et commenter chacun des faits et gestes de ces stars des réseaux sociaux. Forts de leurs audiences, les prises de positions des influenceurs ont un réel impact sur les internautes. Ils sont capables de générer du buzz (ou également du bad buzz) qui peut dépasser le cercle de leur communauté. Par exemple, Jérôme Jarre, influenceur bien connu sur Vine et SnapChat, a réussi à mobiliser les internautes en les sensibilisant à des causes humanitaires. Sa #lovearmy a permis de lever plusieurs millions d'euros pour aider d'abord les populations somaliennes, puis les Rohingyas persécutés en Birmanie.

Un intérêt mercantile

Les marques ont rapidement saisi l'intérêt de travailler avec les influenceurs. Ces derniers touchent une audience cible grâce à leur notoriété. D'autant que chaque influenceur est connu par un type de public précis, par exemple un blogueur mode touchera un public jeune et intéressé par les tendances dans ce domaine. Les partenariats rémunérés entre les marques et les influenceurs deviennent monnaie courante, c'est ce qu'on nomme le marketing d'influence. Toutefois, les influenceurs pouvant vivre uniquement du co-branding sont peu nombreux. De même, leur statut d'influenceur est fragile, les effets de mode passent. Il est nécessaire pour eux de rester actif, créatif et de conserver un lien avec leur communauté pour perdurer dans le temps.