Le prix du pétrole baisse, celui du carburant aussi

C'est sans doute la première conséquence positive du prix du baril de pétrole et la plus visible par les ménages. Les prix à la pompe ont baissé début 2015 ! Car le carburant, qu'il s'agisse de l'essence ou du gazole, est un dérivé du pétrole. Pour ce qui est de la France, la répercussion de la baisse est nuancée car les taxes représentent plus de la moitié du prix du carburant. Donc l'évolution sur les prix de la matière première touche environ un tiers du prix du litre d'essence ou de gazole que les automobilistes mettent dans leur voiture.

En plus des particuliers qui ont une voiture, des entreprises de transport sont directement concernées par la baisse du prix du pétrole. C'est le cas des compagnies aériennes qui doivent fournir du kérosène à leurs avions : le carburant représente environ un tiers des coûts. La baisse du prix du pétrole peut avoir deux conséquences. La première est purement financière : les compagnies pourront reconstituer leurs marges en baissant leurs coûts fixes. La seconde peut concerner les clients : et si les prix des billets baissaient ?

La baisse du prix du pétrole peut relancer l'économie

Les finances publiques pourraient aussi bénéficier de la baisse des prix du pétrole. En 2013, la France a dépensé plus de 50 milliards d'euros pour importer des hydrocarbures, dont le pétrole. Ce qui représentait la majorité de la facture énergétique qui s'élevait cette année-là à 87 milliards d'euros. Le prix du baril a donc une grosse influence sur le commerce extérieur et le déficit commercial du pays.

Et selon la direction générale du Trésor, la situation s'améliore sur le front de l'import-export : "A 3,2 milliards d'euros, le déficit commercial se réduit fortement en novembre (-1 Md€), pour le quatrième mois consécutif, du fait d'une nouvelle augmentation des exportations (+0,6%), tandis que les importations reculent (-1,9% ; données en valeur)", précise un communiqué en date du 11 janvier 2015. Et le prix du baril est cité comme facteur de baisse des importation : "le recul des importations, quasi-continu depuis juin, est lié principalement à une baisse des volumes de pétrole importés, soutenue également par le recul du prix du pétrole", conclut le communiqué.

En plus de participer à l'amélioration du déficit commercial, la baisse du prix du pétrole peut influencer la situation fiscale des ménages. En effet, elle pourrait faire augmenter les ressources du budget de l'État. Car si les ménages mettent moins d'argent pour leur carburant ou le fioul de leur chaudière, ils peuvent utiliser ces sommes pour consommer d'autres biens et services. Donc les sommes rejoignant le budget au titre de la TVA pourraient augmenter. En toute dernière instance, une augmentation des ressources peut entraîner une baisse des impôts pour les ménages.