La reprise est bel et bien installée. Selon la dernière note de conjoncture des Notaires de France, publiée le 20 juillet 2017, 907 000 transactions immobilières ont été réalisées entre mai 2016 et mai 2017. Il s'agit d'un record historique. En effet, jamais les Français n'ont acquis autant de logements anciens en une année. Ce résultat dépasse d'ailleurs largement le volume cumulé un an plus tôt, qui était de 824 000 en mai 2016 et il est nettement supérieur à ce qui était attendu. Les notaires anticipaient un volume qui avoisinait plutôt les 880 000 ventes.

Un taux d'emprunt bas et un phénomène de rattrapage

Les Français ont été poussés à acheter pour profiter des taux d'emprunt immobilier qui restent encore favorables, malgré une légère remontée en début d'année. "Il n'y a pas de pénurie de biens à vendre, mais des logements qui trouvent preneur très rapidement", analysent les notaires. Ainsi, beaucoup de ventes se font sans négociation, et ce phénomène tire les prix vers le haut. Au premier trimestre 2017, le prix des logements anciens avaient déjà cru en moyenne de 2,7 % par rapport à 2016.

Les notaires tiennent également à relativiser ce record historique. En effet, ils affirment que "nous sommes dans une phase de rattrapage du nombre de ventes non réalisées les années précédentes".

Les prix des logements flambent à Bordeaux

Ce record de ventes a un effet direct sur les prix de l'immobilier. Sur un an, on a ainsi vu apparaître une hausse de 3,2 % pour les appartements et de 2,3 % concernant les maisons. Selon la note, à l'échelle locale, quelques agglomérations sont en surchauffe, à Bordeaux notamment. Les prix des appartements y ont flambé de 15,5 % (à 3 550 € le mètre carré) et ceux des maisons de 8,7 % (287 000 € en moyenne). La ville est devenue particulièrement attractive avec la desserte du TGV, reliant désormais la préfecture de la Gironde à Paris, en seulement 2h05. A Paris, les prix ont également grimpé ; ils progressent de 5,5 % pour les appartements (8 450 € le mètre carré).