15 ans, 20 ans, voire même 25 ans : un crédit immobilier est un engagement à (très, très) long terme. Entre temps, ma situation financière peut évoluer : nouvel emploi, héritage... Dans le cas d'une importante rentrée d'argent, pourquoi ne pas rembourser mon prêt par anticipation ?

Ai-je le droit de rembourser mon prêt en avance ?

Légalement, rien ne m'empêche de rembourser avant la date d'échéance une partie de mon crédit, voire même dans sa totalité. En remboursant tout ou partie du capital que je dois à ma banque, j'évite de continuer à payer des intérêts pendant la durée restante. L'opération est souvent gagnante, surtout lorsque les taux d'intérêt sont faibles, comme c'est le cas actuellement.

Mais attention : le remboursement par anticipation n'est pas toujours possible. Certains établissements exigent en effet que ce remboursement représente au minimum 10 % du montant du prêt.

À noter que la loi ne prévoit pas de délai de préavis en cas de remboursement anticipé d'un crédit.

Des frais plafonnés par la loi

Par ailleurs, ce remboursement occasionne presque toujours des frais correspondant au manque à gagner d'intérêt pour la banque. Celle-ci est en droit de me facturer une indemnité. Ces frais sont encadrés par la loi. Le montant maximum que ma banque peut m'imposer est le montant le plus faible entre deux calculs :

  • la somme des intérêts que je devrai verser au cours des six mois à venir,
  • 3% du capital restant dû.

Dans le cas d'un prêt à taux variable, cette somme peut être majorée des intérêts compensateurs.

En fonction de ma situation, les indemnités peuvent représenter entre quelques centaines et plusieurs milliers d'euros. Je dois donc m'assurer que la somme que je veux rembourser est suffisamment importante pour que l'opération soit intéressante financièrement.

Je négocie dès la signature du contrat

Si j'ai déjà signé mon prêt, il est difficile de revenir sur ces frais. La meilleure solution pour les revoir à la baisse est de négocier au moment où je signe mon crédit. En effet, les conditions de remboursement sont fixées dans le contrat. Si j'entretiens une bonne relation avec ma banque, il est possible de limiter, voire de supprimer ces indemnités. Si ma banque accepte la suppression, elle impose généralement une durée minimale de remboursement du prêt.