Les retours de vacances passées à l'étranger sont toujours des moments particuliers. A la fatigue du voyage s'ajoute le passage de la douane... La question fatidique " avez-vous quelque chose à déclarer ? " peut être une source de stress. Mais d'ailleurs, que dois-je déclarer ?

En fonction du pays où j'ai séjourné, différentes règles s'appliquent.

Les pays membres de l'Union européenne

Partir en Europe est le cas de figure le plus simple. En vertu du principe de libre circulation des biens, j'ai parfaitement le droit de rapporter dans mes bagages des souvenirs ou autres marchandises, tant que ceux-ci sont destinés à une consommation personnelle. Des restrictions existent toutefois pour l'alcool et le tabac : 10 litres pour les spiritueux ou 4 cartouches de cigarettes.

Les pays hors Union européenne

Si je voyage hors d'Europe, je suis plus limité dans la quantité de souvenirs que je peux transporter avec moi en France. Concrètement, leur valeur ne doit pas dépasser 430 euros par voyageur de plus de 15 ans si je voyage en avion ou en bateau. Si j'utilise un autre mode de transport, cette limite est fixée à 300 euros. Attention : si je convoite un objet dont la valeur est supérieure à ce seuil, il est impossible de cumuler mes droits à ceux d'une autre personne, même si je voyage en famille ou avec des amis.

Les DROM font figure d'exception

Même s'ils font partie du territoire français sur le plan administratif, les Départements et Régions d'Outre-Mer sont soumis à un régime particulier. Même si je ne quitte pas le territoire français, je suis limité dans mes achats. Si je dépasse 1 000 euros de marchandises, je dois m'acquitter de taxes locales.

Si je dépasse les seuils autorisés

Dans le cas où j'ai craqué pour des souvenirs coûteux (matériel informatique, appareil photo, oeuvre d'art...), il est impératif de déclarer ces biens dès mon arrivée sur le territoire français. Je serai alors soumis aux droits et taxes correspondants par les services douaniers. En cas de non-déclaration, je risque une amende et la confiscation des biens en question.