La retraite par répartition

Hormis quelques exceptions, c'est le système de retraite général en France. Comment fonctionne-t-il ?

Des cotisations sont prélevées sur les salaires, et alimentent des caisses de retraite. Celles-ci utilisent cet argent, au cours de la même année, pour payer les pensions des retraités.

En d'autres termes, les actifs financent les pensions de retraite des personnes âgées (plus exactement, des retraités qui ont cotisé durant leur vie active). En travaillant (ou en touchant des indemnités de chômage), les actifs acquièrent des droits à la retraite, qui leur permettront, une fois leur vie active achevée, de toucher à leur tour une pension.

La solidarité entre générations est donc le principe qui sous-tend ce système de retraite.

En France, afin que ce système soit équitable, le montant des cotisations sociales payées par les actifs dépend de leurs revenus d'activité, et le montant de la pension touchée par les retraités varie en fonction des cotisations qu'ils ont versées durant leur vie active.

Le danger, pour ce système de retraite, est que la proportion de retraités dans la population devienne trop importante par rapport à celle des actifs – ces derniers devant supporter le "poids" du financement de la retraite des personnes âgées.

La retraite par capitalisation

Ce système, qui existe par exemple aux Etats-Unis (en plus d'un système minimal de retraite par répartition), n'est pas fondé sur la solidarité intergénérationnelle, mais sur la responsabilité individuelle : les actifs mettent de côté une partie de leurs revenus pour leur propre retraite.

Les cotisations des actifs ne sont pas utilisées sur-le-champ pour financer les retraites des personnes âgées. Elles sont accumulées pour former un capital (d'où le nom de "retraite par capitalisation"), qui est géré par les caisses de retraite. Une fois à la retraite, une personne ayant travaillé perçoit des revenus réguliers, issus du capital qu'elle a accumulé durant sa vie active.

Généralement, dans les pays qui ont adopté ce système, les actifs sont obligés d'épargner un minimum pour leur retraite. Cela permet d'éviter que certains individus, par calcul de court terme, refusent de mettre de l'argent de côté et se retrouvent démunis à la fin de leur vie active...

Ce système peut fonctionner avec une caisse nationale unique, avec des caisses spécialisées (par types de métiers), ou encore avec des entreprises privées (assureurs, mutuelles...).

A noter : les plans d'épargne-retraite, comme il en existe en France (Perp, Perco...), sont similaires aux systèmes de retraite par capitalisation : il s'agit pour une personne active de constituer un capital en prévision de sa retraite. Mais ces plans d'épargne n'exonèrent pas les épargnants, bien sûr, des cotisations obligatoires pour la retraite en France !