Lors de ma première inscription à l'université

Avant cette année, lorsque je m'inscrivais ou me réinscrivais dans un établissement d'enseignement supérieur, je devais souscrire à un centre de Sécurité sociale étudiante. Ces mutuelles étudiantes remplaçaient le régime général dont je dépendais ordinairement. Les frais liés à cette affiliation représentaient alors une grande partie des frais d'inscription à l'université.

Mais à partir de la rentrée 2018-2019, tout cela est terminé. Depuis le 15 février 2018 et l'adoption de la loi relative à l'orientation à la réussite des étudiants, je n'ai plus à débourser les 217 euros nécessaires à la cotisation annuelle pour la Sécurité sociale étudiante. En effet, si je suis un nouvel étudiant, je reste affilié au régime obligatoire dont dépendent mes parents. Je n'ai donc aucune démarche supplémentaire à réaliser à la rentrée.

En cas de réinscription ?

Si j'étais déjà inscrit dans un établissement d'études supérieures, à cette rentrée 2018, je suis toujours sous le régime de la Sécurité sociale étudiante, mais je ne paye plus la cotisation. Toutefois, au 31 août 2019, la sécurité sociale étudiante disparaîtra totalement, je repasserai alors moi aussi, automatiquement, sous le régime général.

Quid des mutuelles étudiantes ?

Les mutuelles étudiantes qui servaient de Sécurité sociale ne vont pas disparaître, elles vont voir leur fonctionnement modifié. Elles vont se transformer en complémentaire santé. Bien que non obligatoire, prendre une complémentaire est plus que conseillé. L'Assurance maladie rembourse environ 70 % des frais de santé, la complémentaire peut prendre le reste en charge ou du moins une partie.

La complémentaire santé permet de couvrir le plus de frais possibles, notamment pour les lunettes ou les consultations chez le dentiste.

D'ailleurs, si deux étudiants sur trois sont affiliés à la complémentaire de leurs parents, il est toujours possible de rajouter un troisième niveau de remboursement en souscrivant à une complémentaire étudiante.

Une nouvelle cotisation

J'aurai donc plus à payer 217 euros pour la Sécurité sociale, néanmoins, une nouvelle contribution a été créée. D'un montant de 90 euros, elle va servir à renforcer la vie sur le campus.

Les sommes récoltées vont ainsi être réparties entre les différentes infrastructures et associations, pour "favoriser l'accueil et l'accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants", selon le projet de loi.

Certains étudiants seront exonérés :

  • Les boursiers sur critères sociaux du CROUS ;
  • Les étudiants bénéficiant du statut de réfugié ou demandeurs d'asile.