Plus de 40 000 salariés sont promus chaque année au statut de cadre. Et pour la retraite, ça change quoi ? Première constatation : le principe de cotisation reste inchangé. Quel que soit mon régime, je continue à cotiser le même pourcentage de mon salaire à ma caisse de retraite. En revanche, le statut de cadre change la donne sur le plan de la retraite complémentaire.

Agirc et Arrco

Lorsque je suis salarié non cadre, je cotise à un seul organisme de retraite complémentaire. Il s'agit de l'Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés). Lorsque je deviens cadre, je cotise également à un autre organisme : l'Agirc (Association générale des institutions de retraite des cadres).

En clair, lorsque je suis cadre, je continue à verser 3,1 % à l'Arrco sur la part de mon salaire brut inférieure au plafond de la Sécurité sociale. S'y ajoutent 4,65 % versés par mon employeur, soit 7,75 % au total. Sur la part de mon salaire, située entre une et quatre fois le plafond de la Sécurité Sociale, je verse 7,8 % à l'Agirc. Mon employeur verse lui 12,75 %, soit un total de 20,55 %.

Ceci me permet de mieux préparer ma retraite, puisque je cumule des points à la fois auprès de l'Arrco et de l'Agirc.

Si mon salaire s'élève à plus de quatre fois le plafond de la Sécurité Sociale, je verse en outre des cotisations ″tranche C″. Celles-ci prévoient des droits supplémentaires.

La garantie minimale de points

A ces règles viennent s'ajouter celles de la Garantie minimale de points (GMP). Celle-ci prévoit que je perçois chaque année un minimum de 120 points Agirc en échange d'une cotisation forfaitaire. Celle-ci est fixée à 70,38 euros par mois en 2017 (dont 26,71 euros à ma charge et 43,67 euros pour mon employeur). Elle s'exerce quel que soit mon salaire.

Concrètement, lorsque je suis cadre, je prépare mieux ma retraite : une fois à la retraite, je toucherai une pension plus élevée grâce aux cotisations complémentaires.

Cependant, cette meilleure situation s'accompagne, logiquement, de cotisations supplémentaires. Celles-ci s'ajoutent alors aux charges déjà plus élevées par ailleurs que je paye en tant que cadre.