Comme la très grande majorité des contribuables, je ne connais pas mon taux marginal d'imposition. Je n'ai d'ailleurs probablement jamais entendu ce terme. Pourtant, si je souhaite mettre en place une épargne et faire un choix avisé pour effectuer des placements financiers, j'ai tout intérêt à le connaître et à savoir le calculer.

Le taux marginal d'imposition : c'est quoi ?

Contrairement à son nom à la consonance très "expert économique", le taux marginal d'imposition (TMI) est une notion assez simple. Il s'agit du pourcentage d'impôts que je paye pour ma tranche la plus élevée.

Pour rappel, en France le système d'imposition est fondé sur le barème progressif, qui est décomposé en cinq tranches. Si par exemple le total de mes revenus atteint une valeur comprise dans la troisième tranche. Je paierai un certain taux d'imposition sur la partie de mes revenus de la deuxième tranche auquel il faudra ajouter un autre taux pour la partie de mes revenus compris dans la troisième tranche (la première tranche étant imposée à 0 %).

Pourquoi c'est utile de le connaître ?

Si je dispose d'un capital et que je souhaite le placer, je dois prendre en compte bon nombre de critères :

  • disponibilité de l'épargne,
  • risque de perte en capital,
  • horizon de placement (court ou long terme),
  • rendement attendu (taux de rémunération de l'épargne),
  • la fiscalité du placement choisi.

Et c'est précisément pour ce dernier critère que le TMI intervient. En effet, je dois faire la différence entre le rendement brut, qui correspond au taux de rémunération de mon placement (par exemple 0,75 % dans le cas du livret A) et le rendement net qui lui correspond au capital qu'il me reste une fois que je me suis acquitté des impôts et prélèvements sociaux. En d'autres termes, selon mon profil, il peut être plus intéressant de placer mon épargne sur un livret à faible rendement mais dont les revenus ne sont pas soumis à l'impôt plutôt qu'un placement qui me rapporte gros mais pour lequel je devrai payer une forte somme au Trésor public. Quoi qu'il en soit, le seul moyen de le savoir est de calculer mon TMI.

Comment se calcule-t-il ?

Pour savoir quel est mon TMI, j'ai besoin de connaître trois éléments :

Revenu net imposable. Je fais la somme de l'ensemble des mes revenus perçus cette année (salaire, revenus fonciers, revenus boursiers, etc.). Si je bénéficie de déductions ou d'abattements pour certains d'entre-eux, je dois les appliquer.

Quotient familial. Il suffit de diviser la somme précédemment obtenue par le nombre de parts fiscales de mon foyer. Si je ne déclare pas au frais réels, j'applique ensuite l'abattement forfaitaire de 10 %.

Les tranches du barème progressif de l'impôt sur le revenu. Après tous ces calculs, mon TMI correspond alors au taux de la tranche la plus élevée du barème progressif à laquelle je suis soumis. Pour l'année 2017, elles se décomposent de la manière suivante :

  • entre 0 et 9 710 € : 0 %,
  • de 9 710 € à 26 818 € : 14 %,
  • de 26 818 € à 71 898 € : 30 %,
  • de 71 898 € à 152 260 € : 41 %,
  • au delà de 152 260 € : 45 %.