Pas de suppression, mais une réduction de 30 %. Selon les déclarations des services du Premier ministre, suite à l'intervention d'Edouard Philippe sur le plateau de BFM TV en août 2017, la taxe d'habitation connaîtra en effet une diminution d'un tiers en 2018. Cette décision, prise dans le but de compenser la hausse de la CSG concernera 17 millions de ménages français.

Cette mesure s'inscrit dans la promesse de campagne d'Emmanuel Macron, qui souhaite par la suite la suppression totale de la taxe d'habitation pour 80 % des foyers. La taxe baissera d'un autre tiers en 2019, puis d'un dernier tiers en 2020.

10 milliards d'euros de manque à gagner

Pour justifier cette exonération, le Premier ministre a notamment jugé que "la taxe d'habitation est un mauvais impôt, c'est un impôt injuste dont les bases ont été définies dans les années 1970 sans prendre en compte les évolutions des villes, des quartiers". De plus, comme l'avait soutenu le programme présidentiel, la réforme permettra de "soutenir le pouvoir d'achat des classes populaires et moyennes".

Toutefois, la baisse de cet impôt aura un coût. Elle va entraîner un manque à gagner d'environ 10 milliards pour les collectivités locales, qu'Emmanuel Macron s'est engagé à compenser. L'Association des maires de France (AMF) avait également précisé, suite à l'annonce de cette mesure, que cela représenterait une perte de 36 % de l'ensemble des ressources des communes et des intercommunalités.

Qui bénéficiera de cette exonération ?

Au total, 17 millions de foyers seraient concernés par la mesure. Locataires et propriétaires d'un bien, donc quasiment tous les ménages, pourraient bénéficier d'une exonération partielle ou totale. Pour les foyers dont le revenu fiscal net est supérieur à 20 000 €, ils continueront à payer la taxe d'habitation.