Selon le Code général des impôts, que vous soyez propriétaire, locataire ou occupant à titre gratuit et qu'il s'agisse d'une résidence principale ou secondaire, vous devrez payer une taxe d'habitation, qui est calculée chaque année selon votre situation au 1er janvier. Il existe par ailleurs des disparités importantes en France. D'une commune à une autre, cet impôt local peut doubler pour des logements équivalents. En se basant sur les données du Forum pour la gestion des villes, Le Figaro a d'ailleurs révélé, en mai dernier, les taux des villes françaises où les taxes d'habitation (calculées à partir de la valeur locative théorique nette du logement) sont les plus élevés pour 2017. Découvrez le palmarès.

5. Rennes : 35,63 %

La capitale de la Bretagne fait partie des villes, de plus de 100 000 habitants, où la taxe d'habitation est la plus élevée. Selon Le Figaro, elle est à 35,63 %. En 2012, l'impôt local s'était déjà considérablement alourdi de plus de 44 €, comme l'avait dévoilé l'Observatoire SFL-FORUM. Pour 2015, la ville avait prévu une augmentation de 0,75 point (soit + 10 € par an pour un ménage) de tous ses impôts locaux. Une décision prise en parallèle avec notamment l'un des projets de ligne de métro. Il faut en effet savoir que les hausses des taxes d'habitation mais aussi des taxes foncières s'expliquent généralement par des projets urbains à financer. Pour 2017, Rennes a d'ailleurs de gros investissements, comme la construction d'un nouveau bassin extérieur dans le quartier de Bréquigny, avec un budget total de 2 938 800 €, ou encore la relocalisation de la MJC Cleunay (3 254 800 €).

4. Strasbourg : 36,65 %

Strasbourg fait partie des quelques exceptions, qui ont l'intention de faire grimper sa taxe d'habitation en 2017. En effet, alors que la plupart des villes veulent permettre à la majorité des contribuables de souffler cette année, la capitale alsacienne a décidé d'augmenter le taux de 0,1 %. Même si cette hausse est minime, Strasbourg demeure l'une des villes où cet impôt local est le plus élevé. Les hausses plus conséquentes avaient par ailleurs pris effet suite au conseil municipal de 2015, qui prévoyait une progression de 2,5 % des trois impôts locaux (taxe d'habitation, taxe foncière et taxe sur le foncier non bâti), qui s'était justifiée par la baisse des dotations de l'État.

3. Nîmes : 40,10 %

Les impôts locaux atteignent des sommets à Nîmes, qui détient le record du Gard en termes de taux de taxe d'habitation, avec 40,10 % selon les données du Forum pour la gestion des villes. Une étude menée par l'association SFL forum, en 2013, avait également révélé qu'une famille type avec deux enfants devait payer sa taxe d'habitation 462 € à Paris contre 1 259 € à Nîmes. Soit un peu plus du double par rapport à la capitale. Encore une fois, ce taux élevé s'est inscrit dans un contexte de diminution depuis ces dernières années des dotations de l'État aux collectivités locales (de 11 milliards d'euros entre 2014 et 2017).

2. Marseille : 40,25 %

Les factures explosent dans la cité phocéenne. Il est en effet coûteux d'habiter à Marseille puisque le taux de la taxe d'habitation a été estimé à 40,25 %, le deuxième score le plus élevé en France. En 2015, les contribuables avaient déjà constaté une augmentation de 4,9 % pour chacune des trois taxes locales, soit une somme à payer de 2 311 € pour un foyer marseillais type, selon Forum pour la gestion des villes. D'après les propos rapportés par le quotidien "La Provence" de Roland Blum, anciennement premier adjoint au maire de Marseille, le taux communal de la taxe d'habitation est à ce point élevé, car "comme Lille, Marseille est historiquement une ville pauvre, où 30 à 40 % des ménages sont exonérés de la fiscalité locale. Il existe des compensations de l'État, mais elles sont insuffisantes. Ce sont donc les ménages imposables qui paient pour les autres".

1. Lille : 45,65 %

Lille reste championne de la taxation des habitations, et ce, depuis plusieurs années avec un taux à 45,65 %. Même si le taux n'a pas augmenté depuis 2013, il demeure le plus haut de toutes les villes de plus de 100 000 habitants dans tout l'Hexagone. Pourtant, Lille se considère comme étant dans la moyenne des villes françaises. Cité par "La Voix du Nord", Pierre de Saintignon, premier adjoint à la maire de Lille, a en effet expliqué que ce taux est "la conséquence de bases en berne, sous-évalués et ne tenant pas compte des améliorations apportées aux logements lillois depuis des années".