Plus cher, plus strict et plus long

La menace du nouveau contrôle technique arrive à grand pas, et les garagistes en font les frais. Ils voient leur affluence exploser car le 20 mai prochain, la réglementation du contrôle technique change. Il sera plus long à cause de l'augmentation du nombre de points de contrôle, plus strict car il comportera plus de 606 défaillances contre 411 auparavant et plus cher car plus long. L'ensemble des problèmes majeurs ou critiques entraîneront une contre visite obligatoire dans les deux mois qui suivent le premier contrôle. Contrairement à aujourd'hui, la contre visite sera facturée. Auparavant, il n'existait que deux types de défaillances : minimes ou majeures. Une troisième catégorie entre en piste : les défaillances critiques. Elles seront 127 au total et devront être réglées en 24h au maximum sous peine de se voir sanctionné à hauteur de 135 euros. Les garagistes seront donc bien plus stricts et certaines voitures qui passaient initialement au contrôle technique ne seront plus en état de le passer à compter du 20 mai 2018.

Les voitures anciennes bientôt hors-piste

Cette nouvelle mesure défavorise bien évidemment les propriétaires de voitures anciennes, dont les réparations risquent de coûter cher. Le gouvernement avait déjà mis un frein à ces dernières par la mise en place de la vignette crit'air, qui sanctionne les voitures trop polluantes, et souvent trop anciennes par la même occasion. Les propriétaires de véhicules utilitaires aménagés sont eux aussi mis en difficulté par la réforme. Ils devront enlever l'ensemble des aménagements réalisés ou tenter d'homologuer leurs véhicules dans la catégorie VASP qui signifie "Véhicule automoteur spécialement aménagé pour le transport des personnes. Il peut s'agir d'une ambulance, d'un camping-car ou encore d'un véhicule aménagé pour le transport de personnes handicapées.